fin de stage, je ne suis plus avec alexia Guggémos, j’ai rejoins Elise à L’agence de L’art.
C’est une agence de communication culturelle spécialisée dans les galeries et maisons de vente.
Ma mission : réaliser le rebranding complet de l’agence 😳.

Showreel de l’identité visuelle de l’Agence de l’Art
Habituellement, un stagiaire c’est plutôt :
« retouche ce visuel »
« aide moi sur tel projet »
« mets en page ce document »
Pas très créatif, mais c’est le jeu.
Là c’était complètement différent on me confiait un rebranding complet :
logo, charte graphique, supports de communication.
Le genre de mission qu’on donne à un freelance, pas à un étudiant en stage.
L’échange
Ce que j’ai remarqué assez vite, c’est que la communication était essentielle. C’est pour ça que j’ai proposé à Élise d’avoir un call tous les jours, pour vérifier que j’allais dans le bon sens et ajuster si besoin.
À l’inverse, quand je travaillais seul, je doutais. Je faisais plusieurs propositions sans savoir laquelle choisir, ce qui me rajoutait de la charge de travail inutilement.
Ce qui était bien, c’est qu’on assumait quand une piste ne fonctionnait pas. On allait à fond dedans, on s’en rendait compte, et on passait à autre chose sans culpabiliser. Aller au bout d’une mauvaise direction, c’est parfois nécessaire pour trouver la bonne.
Ce projet m’a aussi appris quelque chose que je n’avais pas mesuré avant :
les phases de recherche et de positionnement, c’est pas du temps perdu.
J’avais tendance à vouloir aller directement à la création visuelle, c’est là
que ça devient intérresant.
Mais sans avoir bien cerné qui est Élise, ce qu’elle veut transmettre, à qui elle s’adresse, je tournais en rond. C’est en échangeant avec elle sur ces questions que le projet a vraiment commencé à prendre forme.

Franc-parler
Il y a quelque chose qui m’a surpris dans cette mission :
Élise m’a demandé d’être honnête. Pas de lui faire plaisir, pas d’aller dans son sens, d’avoir un vrai avis et de le défendre.
Au départ j’avais tendance à orienter mes retours pour la rassurer, à valider ce qu’elle proposait même quand j’avais des doutes. Elle s’en est rendu compte et elle m’a recadré là-dessus. C’est un réflexe que je n’avais pas forcément identifié chez moi avant.
En design, avoir un avis clair et savoir le formuler c’est aussi une compétence, peut-être autant que de savoir dessiner ou maîtriser un logiciel. Cette mission m’a appris que dire franchement ce qui ne va pas, c’est ce qui fait avancer un projet. Et que c’est aussi ce qu’un client attend vraiment de toi.
Double mission
À un moment du stage, je me suis retrouvé à jongler entre deux projets en parallèle : l’exposition Sourire pour Alexia Guggémos et le rebranding pour Élise à L’agence de L’art.
Et j’ai commencé à privilégier l’une sur l’autre sans vraiment m’en rendre compte. Élise m’a remis les choses en perspective : quand tu as deux clients,
tu ne peux pas en favoriser un. Sinon ça crée des problèmes ; de confiance,
de qualité, de délais. C’est une réalité du freelance que je n’avais pas anticipée.
Dans un stage classique, tu as un seul tuteur, une seule direction.
Là j’avais deux interlocutrices, deux projets avec leurs propres urgences, leurs propres rythmes. Apprendre à gérer ça sans perdre en qualité sur aucun des deux, c’est un vrai apprentissage que je n’aurais pas eu dans un cadre de stage traditionnel.

Showreel du logo
Le freelance, c’est fait pour moi ?
Cette mission m’a posé des questions que je m’étais déjà posées,
mais auxquelles je n’avais jamais vraiment répondu.
Est-ce que je serais mieux en équipe ? oui
Est-ce que je sais fixer mes limites avec un client ? non
Est-ce que je suis assez organisé pour travailler seul ? jsp
Est-ce que je suis capable de gérer plusieurs projets sans me perdre ? jsp
Est-ce que j’arrive à me motiver sans avoir quelqu’un autour de moi ? jsp
Est-ce que je peux survivre SANS machine à café ??? NOOOOOON pitié #futurecaféaddicte #caféencapsule<caféengrain #lecaféALVALM
Honnêtement, je n’ai pas toutes les réponses. Mais cette mission m’a fait grandir, en tant que graphiste comme en tant que personne. Le freelance a des vraies qualités : la liberté, des projets variés, une relation directe avec le client. Mais ça demande une organisation et une confiance en soi que je suis encore en train de développer. C’est peut-être ça le vrai bénéfice d’une mission de freelance quand on est encore étudiant : on grandit plus vite que prévu.
Avec Élise, ce n’est pas tout à fait terminé, puisque après la fin du stage,
elle m’a confié la création de son site web !





































