Est-ce que je suis fait pour travailler seul ?

fin de stage, je ne suis plus avec alexia Guggémos, j’ai rejoins Elise à L’agence de L’art.
C’est une agence de communication culturelle spécialisée dans les galeries et maisons de vente.
Ma mission : réaliser le rebranding complet de l’agence 😳.

Showreel de l’identité visuelle de l’Agence de l’Art

Habituellement, un stagiaire c’est plutôt :
« retouche ce visuel »
« aide moi sur tel projet »
« mets en page ce document »
Pas très créatif, mais c’est le jeu.
Là c’était complètement différent on me confiait un rebranding complet :
logo, charte graphique, supports de communication.
Le genre de mission qu’on donne à un freelance, pas à un étudiant en stage.

L’échange

Ce que j’ai remarqué assez vite, c’est que la communication était essentielle. C’est pour ça que j’ai proposé à Élise d’avoir un call tous les jours, pour vérifier que j’allais dans le bon sens et ajuster si besoin.

À l’inverse, quand je travaillais seul, je doutais. Je faisais plusieurs propositions sans savoir laquelle choisir, ce qui me rajoutait de la charge de travail inutilement.
Ce qui était bien, c’est qu’on assumait quand une piste ne fonctionnait pas. On allait à fond dedans, on s’en rendait compte, et on passait à autre chose sans culpabiliser. Aller au bout d’une mauvaise direction, c’est parfois nécessaire pour trouver la bonne.

Ce projet m’a aussi appris quelque chose que je n’avais pas mesuré avant :
les phases de recherche et de positionnement, c’est pas du temps perdu.
J’avais tendance à vouloir aller directement à la création visuelle, c’est là
que ça devient intérresant.
Mais sans avoir bien cerné qui est Élise, ce qu’elle veut transmettre, à qui elle s’adresse, je tournais en rond. C’est en échangeant avec elle sur ces questions que le projet a vraiment commencé à prendre forme.

Franc-parler

Il y a quelque chose qui m’a surpris dans cette mission :
Élise m’a demandé d’être honnête. Pas de lui faire plaisir, pas d’aller dans son sens, d’avoir un vrai avis et de le défendre.
Au départ j’avais tendance à orienter mes retours pour la rassurer, à valider ce qu’elle proposait même quand j’avais des doutes. Elle s’en est rendu compte et elle m’a recadré là-dessus. C’est un réflexe que je n’avais pas forcément identifié chez moi avant.
En design, avoir un avis clair et savoir le formuler c’est aussi une compétence, peut-être autant que de savoir dessiner ou maîtriser un logiciel. Cette mission m’a appris que dire franchement ce qui ne va pas, c’est ce qui fait avancer un projet. Et que c’est aussi ce qu’un client attend vraiment de toi.

Double mission

À un moment du stage, je me suis retrouvé à jongler entre deux projets en parallèle : l’exposition Sourire pour Alexia Guggémos et le rebranding pour Élise à L’agence de L’art.
Et j’ai commencé à privilégier l’une sur l’autre sans vraiment m’en rendre compte. Élise m’a remis les choses en perspective : quand tu as deux clients,
tu ne peux pas en favoriser un
. Sinon ça crée des problèmes ; de confiance,
de qualité, de délais. C’est une réalité du freelance que je n’avais pas anticipée.

Dans un stage classique, tu as un seul tuteur, une seule direction.
Là j’avais deux interlocutrices, deux projets avec leurs propres urgences, leurs propres rythmes. Apprendre à gérer ça sans perdre en qualité sur aucun des deux, c’est un vrai apprentissage que je n’aurais pas eu dans un cadre de stage traditionnel.

Showreel du logo

Le freelance, c’est fait pour moi ?

Cette mission m’a posé des questions que je m’étais déjà posées,
mais auxquelles je n’avais jamais vraiment répondu.

Est-ce que je serais mieux en équipe ? oui
Est-ce que je sais fixer mes limites avec un client ? non
Est-ce que je suis assez organisé pour travailler seul ? jsp
Est-ce que je suis capable de gérer plusieurs projets sans me perdre ? jsp
Est-ce que j’arrive à me motiver sans avoir quelqu’un autour de moi ? jsp
Est-ce que je peux survivre SANS machine à café ??? NOOOOOON pitié #futurecaféaddicte #caféencapsule<caféengrain #lecaféALVALM

Honnêtement, je n’ai pas toutes les réponses. Mais cette mission m’a fait grandir, en tant que graphiste comme en tant que personne. Le freelance a des vraies qualités : la liberté, des projets variés, une relation directe avec le client. Mais ça demande une organisation et une confiance en soi que je suis encore en train de développer. C’est peut-être ça le vrai bénéfice d’une mission de freelance quand on est encore étudiant : on grandit plus vite que prévu.

Avec Élise, ce n’est pas tout à fait terminé, puisque après la fin du stage,
elle m’a confié la création de son site web !

Dire oui ou l’adaptabilité, une qualité phare du CV

Cet hiver, en pleine recherche de stage, une connaissance à moi travaillant dans le milieu de l’audiovisuel m’a donné un conseil qui m’a marquée :

« Si on te demande si tu sais faire quelque chose, dis toujours oui. Même si tu n’en es pas capable sur le moment, dis oui, sinon on rate trop d’occasions. Et la plupart du temps, quand on est un minimum du milieu, on arrive à se débrouiller, et la personne en face ne se rend même pas compte qu’on ne savait pas faire au départ. »

Je n’ai pas eu à attendre longtemps avant de mettre ce conseil en pratique. Le tout premier mail que m’a envoyé Raphaël, mon tuteur de stage, tenait en une question : « Tu sais faire du montage ? » J’ai répondu oui. Dans un autre contexte, j’aurais peut-être hésité davantage, mais la pression de ne pas encore avoir de stage m’a poussée vers cette réponse, presque par nécessité. J’avais des bonnes notions, certainement pas un niveau professionnel, mais je me suis dit que ça pourrait toujours servir. Trois mois plus tard, je suis convaincue que c’est cette réponse-là et la compétence qu’elle engage, donc l’adaptabilité, qui a le plus déterminé la suite de mon stage. De mon recrutement, par la confiance que l’équipe m’a accordée, et jusqu’à l’accès à des missions bien plus riches que les tâches répétitives habituellement réservées à un stagiaire.


Une confiance accordée, puis méritée

En arrivant chez Elle Est Belle, je disposais d’une base solide grâce au DNMADE, mais surtout d’un environnement où on m’a très vite délégué des missions petites au départ, mais très variées. Raphaël me le dit encore aujourd’hui : s’il m’a prise en stage, c’est qu’il estimait, au vu de mon CV, que j’avais le niveau et il se dit sincèrement impressionné par ce qu’on maîtrise dès la deuxième année.

Cette confiance ne s’est pas arrêtée aux missions. Elle s’est étendue à la façon dont j’organisais mon temps, à mes horaires, à ma présence. Et cette confiance a été progressive. J’en déduis que Raphaël fonctionnait par observation : il me confiait quelque chose, regardait comment je m’en sortais, sans me presser ni exiger de résultat immédiat, et ajustait ensuite ce qu’il m’accordait. Si je fais le bilan de ces trois mois, ma part et la valeur de mon regard créatif dans les projets a considérablement augmenté. Cette confiance, je crois ne pas en avoir abusé, je l’ai reçue avec sérieux, et j’en ai profité à bon escient. Résultat, je ne suis pas stressée ni overstimulée, je travaille de manière efficace, je m’entends bien avec l’équipe, et je m’y sens bien (même si le cadre de l’agence n’est pas, en soi, celui qui m’attire le plus).



Mais pourquoi donc l’adaptabilité change tout ?

Je mentionne tout d’abord la confiance, car c’est lié. Je me disais que je trouverais forcément un moyen de m’adapter, que je possédais déjà une palette assez large de compétences techniques pour m’en sortir, et que je pouvais toujours demander de l’aide, j’étais entourée de gens conscients que j’étais qu’une stagiaire et prêts à m’accompagner.

J’en tire une conviction qui fonctionne pour moi: bien s’adapter à un environnement nouveau, potentiellement stressant comme peut l’être un milieu professionnel, dépend de deux facteurs essentiel qui doivent fonctionner ensemble.

D’un côté, une base de compétences techniques et pratiques, plutôt large mais bien menée, et une curiosité qui pousse à s’intéresser à des choses qu’on ne maîtrise pas encore plutôt que de rester cantonné à ce qu’on sait déjà faire. De l’autre, la confiance qu’on nous accorde, celle d’un responsable, d’un prof ou d’un client qui ne nous met pas sous pression, qui nous laisse l’espace de chercher, d’essayer, de proposer. C’est cet espace-là qui permet de s’adapter rapidement sans que la qualité du travail en pâtisse.



Pourquoi une qualité « phare » ?

Si je reviens au titre de cette note, c’est précisément parce que l’adaptabilité n’est pas une compétence parmi d’autres : elle chapeaute toutes les autres. On peut avoir une base solide, maîtriser des logiciels, savoir penser graphiquement, proposer une démarche de projet, être organisé, ce socle reste indispensable. Mais c’est l’adaptabilité qui, par-dessus, permet de faire face à n’importe quel projet, n’importe quelle demande, n’importe quel client, indépendamment de ce qu’on a appris à faire en théorie.

Associée aux deux conditions évoquées plus haut, l’adaptabilité fait, je crois, la différence entre un profil normal et un profil qui vaut réellement cher dans le monde professionnel.

Je n’ai pas la prétention d’apporter ici une réponse définitive à la question que je pose. Mais ce stage m’aura au moins appris ceci : cette dynamique entre confiance et adaptabilité fonctionne un peu comme un cercle organique, presque un système donnant-donnant. Quand on perçoit qu’une personne s’adapte vite, on lui fait naturellement confiance ; et cette confiance, en retour, la libère de la pression qui l’empêcherait justement de s’adapter. L’adaptabilité, en somme, c’est une forme de fluidité, savoir ne pas rester figé dans un cadre, ne pas se rigidifier face à ce qu’on ne maîtrise pas encore, un peu comme l’eau qui épouse la forme de ce qu’elle rencontre. Certaines personnes ont cette fluidité de manière naturelle. D’autres l’acquièrent différemment, parce qu’on leur a fait confiance, et parce qu’elles ont, en retour, appris à avoir confiance en ce qu’elles savent déjà faire.



Il me reste encore deux semaines de stage, et je continuerai sans doute à progresser d’ici là (chuuuut, il ne faut pas encore le dire, vous en saurez plus à la rentré, mais petit passage par le web design). Mais s’il y a une chose que ces trois mois m’auront appris, je m’adapte vite, voire très vite, mais pas par hasard, parce que je pars d’une base réelle, et parce qu’on m’a donné un cadre pour le faire. Cette formule magique que j’ai trouvé, est, je crois, celle qui me servira le plus, quel que soit le domaine dans lequel je poursuivrai ensuite.

Le contexte de travail influence-t-il la pratique du design graphique ?

Après un stage de deux mois au sein de l’agence Hapart, j’ai rejoint Maxime et Caroline pendant trois semaines afin de travailler sur Turrim, un jeu éducatif et évolutif destiné à accompagner les enfants dans leurs apprentissages. Ce projet a été créé par notre tutrice, qui était jusqu’à présent la seule personne à avoir travaillé dessus, en dehors de quelques prestataires externes.


Ces deux expériences, m’ont permis de comparer deux cadres de travail radicalement différents. Chacun possédait ses avantages mais aussi ses limites. Passer d’une agence de graphisme à un projet personnel géré par une seule personne m’a amenée à m’interroger sur l’influence du contexte professionnel sur ma manière de créer et de faire évoluer mon design graphique.
J’ai découvert l’organisation de deux structures qui poursuivaient des objectifs très différents. L’agence Hapart développait des projets de communication variés pour plusieurs clients, tandis que Turrim concentrait toute son activité sur un unique produit et la communication qui l’entourait.


En agence, j’alternais constamment entre plusieurs projets, chacun possédant son identité, ses contraintes et son public. Cette diversité m’a obligée à développer une capacité d’adaptation rapide. J’ai appris à comprendre les codes graphiques propres à différents secteurs et à les intégrer dans mon travail. Cette organisation m’a également permis d’accélérer mon processus créatif : il fallait être réactive, faire des choix rapidement et savoir passer d’un univers graphique à un autre.
À l’inverse, je pensais qu’en me consacrant uniquement à Turrim, j’aurais davantage l’occasion d’approfondir ma compréhension du projet et de mieux maîtriser les codes autour du jeu ludique que je ne connaissais pas avant. Malheureusement, ça n’a pas été le cas.

Chez Turrim j’ai découvert une méthode de travail inédite pour moi, j’ai passé mon stage à faire des tâches de l’ordre de l’exécution avec une phase de recherche sur papier très désagréable.


Cette partie était désagréable non pas uniquement à cause de mon aversion pour le papier. Peu importe les concepts ou les pistes que je présentais, ma tutrice restait beaucoup sur son idée initiale. Contrairement à mon expérience chez Hapart, où les propositions donnaient lieu à des échanges et à des débats constructifs, je n’ai que très rarement eu l’occasion d’argumenter sur le design à adopter. J’ai progressivement eu le sentiment de n’être qu’une exécutante chargée de mettre en forme une vision déjà définie. Cette position était particulièrement frustrante après avoir connu un environnement où la réflexion et le dialogue occupaient une place un peu plus importante.
À cela se sont ajoutés de nombreux retards, imprévus et changements de planning. Même s’il s’agissait d’accidents, ils perturbaient l’organisation du travail et m’empêchait d’anticiper mes tâches et ma journée en général. Je me sentais moins concentrée, moins productive et j’avais du mal à m’investir dans les projets.
Cette expérience m’a permis de prendre conscience de l’importance d’une bonne équipe dans le processus de création. Les personnes avec lesquelles je travaille influencent directement ma motivation, ma capacité à avoir des idées et mon efficacité. J’avais déjà ressenti ça au sein du DNMADE, mais le fait d’être exécutante plutôt que de créative a fortement accentué cette impression.


J’ai pris conscience plusieurs conditions essentielles en tant que designer graphique pour bien travailler. J’ai besoin d’une véritable liberté de recherche afin d’explorer différentes pistes, mais également d’un espace de discussion où les propositions peuvent être argumentées, remises en question et enrichies collectivement. C’est dans cet échange que les décisions graphiques prennent réellement du sens et qu’un objet graphique peut passer de banal à marquant.

Ces deux stages m’ont également amenée à questionner les différentes étapes de conception. Chez Hapart, les recherches étaient courtes (voir inexistantes) et se faisaient directement sur ordinateur. À l’inverse, chez Turrim, les recherches sur papier occupaient une place très importante alors que l’ordinateur n’était utilisé que pour la production finale. Finalement, aucune de ces deux méthodes ne me semble totalement satisfaisante lorsqu’elle est appliquée de manière systématique. Ces méthodes peuvent intervenir pour gagner en temps sur des projets rapides mais ce n’est pas toujours le cas, un équilibre entre réflexion, expérimentation et réalisation est à trouver en fonction des contraintes d’un projet.


Avec le recul, sur plusieurs projets réalisés pendant ces stages, mon travail commençait directement par la production graphique. Pourtant, le rôle du designer débute pour moi avant cette étape : analyser un besoin, comprendre un contexte, explorer et construire une réflexion avant de produire des objets graphiques complets… 🫡

Les attentes – les indécisions – les inquiétudes

Pour ce stage, ma cheffe de département m’avait dit que je pourrai choisir concrètement ce que je ferai pendant tout le stage (en restant disponible s’il y avait besoin d’aide quelque part).
Et le ciel sait à quel point je suis indécise, donc cette proposition était pour moi un vrai cadeau, un immense privilège. C’est donc avec énormément d’enthousiasme que j’avais envoyé un mail à la coordinatrice décoration pour lui dire où je voulais aller et pendant environ combien de temps.

Je sais depuis un moment que je veux travailler dans le décor de cinéma, le spectacle, l’audiovisuel… Mais ça fait autant de temps que je ne sais pas exactement dans le décor. Il y a énormément de postes, autant qui m’intéressent et ont leurs bons et mauvais aspects.

Liste non exhaustive d’exemples :

  • Directeur artistique
  • Graphiste
  • Architecte
  • Illustrateur
  • Ensemblier
  • Regidex
  • Ripper
  • Accessoiriste regidex
  • Accessoiriste de plateau
  • Tapissier
  • Peintre
  • Menuisier

ET J’EN PASSE (en plus en comptant tous les assistants)

Mon problème, c’est que je voulais que ce stage me permette d’expérimenter un maximum ces métiers pour pouvoir mieux discerner mes envies de carrières. C’est dans l’année qui arrive que je dois chercher une suite à mes études (on croise les doigts pour que j’aie mon diplôme), sauf que certains de ces métiers sont trop différents pour que je puisse choisir à la fin de mes prochaines études lequel je veux faire. Il faut se spécifier MAINTENANT, mais je ne peux même pas prendre de décision encore. Aussi, certains métiers ne demandent AUCUNE qualification (assistant-ensemblier) à part un permis de conduire et un bon goût (et encore).

Ayant finalement passé presque tout mon stage au graphisme (ce qui était génial, je ne le nie pas), je n’ai absolument pas pu voir les autres départements. (ce qui n’est peut-être pas si grave parce que la nature de la série fait qu’on achète beaucoup d’objets et d’accessoires, il n’y a pas de besoin de les créer : alors que c’est justement ce que je PENSE vouloir faire.)

Pendant ce stage, j’ai réussi à quand même cibler un peu plus mes possibilités entre trois catégories qui n’ont pas grand-chose à voir mais satisfont chacune respectivement un aspect de ma personne.

Je dis toujours que je suis versatile, que j’aime utiliser n’importe quel médium et expérimenter toutes les formes d’expressions et d’art sur lesquelles je peux mettre la main et comment ça me rend plus forte dans ma pratique artistique. Comment chaque pratique peut faire écho à une autre et se renforcer entre elle. Mon coté touche à tout a toujours été pour moi une fierté, mais ici, alors que je dois faire des choix pour mon avenir, c’est plus une épine dans le pied qu’autre chose.

Un exemple clair par rapport à ça est que mes deux derniers jours de stage ont été en tapisserie qui avait besoin de main-d’œuvre, où j’ai fabriqué un canapé ENTIER. Le fait qu’on fabrique quelque chose de zéro et que je sois aux anges, en passant chez moi des jours entiers derrière une machine à coudre, m’ont presque fait me demander si je ne voulais pas être tapissière finalement.

un des canapé qu’on a fait (encore en construction)

MAIS QUEL IDÉE ????

Je pense qu’il y a une différence majeure (que je fais TRES mal) entre un hobby et une passion. Pour moi, on ne peut pas faire carrière sur un hobby mais seulement une passion. Oui j’adore coudre, mais si je devais ne faire QUE coudre 8h par jour, des canapés et des rideaux, 5 jours par semaine pendant un tournage entier, est-ce que justement je ne finirais pas par détester la couture ?
Je commence à me demander si tout mon amour artistique n’est qu’une collection de hobbies et que je ne pourrai jamais faire carrière en m’appuyant dessus sans finir misérable.
Je commence aussi à me demander si cela veut dire que je n’ai pas de passion ? Est-ce que la raison pour laquelle je n’arrive pas à faire de choix est parce que tous ces centres d’intérêts que j’ai ne représentent pas grand-chose et ne seront jamais assez suffisants pour que je ne sois pas misérable ?
Je me considère comme une personne passionnée et ces questionnements me terrifies.

Finalement, même si j’ai adoré ce stage (malgré la sortie de route par rapport au programme de base), il a répondu à quelques questions, et affiné un peu mon idée professionnelle, mais il a aussi et surtout soulevé encore plus de questions par rapport à l’essence même de mon travail et des motivations qui l’animent.

Dans le brouillard..

Dernière période de stage où je suis reparti chez Claire; c’était le retour des visios, des mis à jour réguliers par message, et des meet ups dans des espaces de coworking. C’était un quotidien dont je m’étais familiariser avec, mais je n’avais plus du tout le même état d’esprit.

Honnêtement j’avais envie que ces 3 dernières semaines se finissent vite.


Et puis je me suis remise en question sur ce que j’éprouvais : est ce que le design graphique est vraiment ce que j’apprécie le plus ? Est ce que je veux vraiment travailler pour les autres plus tard ?
Et je penses que la réelle question qui se cachait derrière tout ça, c’était :
Est ce que ça a toujours été ce que je voulais faire dans la vie ?

Bref, en gros j’étais dans un brouillard constant de doutes qui m’envahissait au fur et à mesure que les jours défilaient. (Comme dab finalement).
En tout cas, c’est une question qui me turlupine depuis longtemps dans ma pratique du design graphique.

Et puis un soir, j’avais décidé d’en parler à Claire :

j’avais bien préparé mon ptit mot quand même eheh

Elle a été très compréhensive et m’a laissé les jours de TT libre pour peindre. Elle a aussi essayé de me mettre en position de freelance en me donnant une planche de BD à faire. Un exercice que je connais bien; une consigne à détourner pour que ça me plaise aussi, tout en respectant ce que le client veut. Comme à l’école.

Ma peinture

Ça m’a fait aussi rendre compte qu’on ose souvent pas demander des choses dans le monde du travail. Peut être que c’est une façon utopique de pensée. Mais je préférai continuer à travailler dans la restauration, que de devoir collaborer avec quelqu’un qui ne respect pas mes choix, voir qui ne les entend pas. En l’occurrence, travailler avec Claire m’a fait rendre compte que je pouvais aussi avoir des standards dans le monde du travail, quitte à ne pas en trouver. Je crois en ce lien humains, à cet utopie.

« Une oeuvre d’art est bonne qui surgit de la nécessité. […] Car celui qui crée doit être son propre univers, et trouver tout ce qu’il cherche en lui et dans la nature à laquelle il s’est lié. » – Rainer Maria Rilke, lettres à un jeune poète.

Finalement, les stages m’ont fait plus apprendre sur moi même que sur le monde professionnel.

Et peut être qu’au final, je ne suis pas faite pour le design graphique ?

Comment créer quand tout est déjà défini ?

Alors accrochez-vous, parce que la semaine du 15 au 19 juin, je crois que je l’ai vécue en mode accéléré x2, comme quand on regarde une vidéo trop longue et qu’on n’a pas le temps.

LE résumé de mon temps chez ENGIE

Lundi matin, ambiance conférence : Doigby, Gaspard G et Nota Bene viennent nous expliquer comment gérer les réseaux sociaux et le travail de créateur de contenu. Moi, stylo en main, je note absolument tout comme si j’étais en train de préparer un examen surprise. Spoiler alert : ça a servi, et plutôt deux fois qu’une.

Doigby, Nota Bene et Gaspard G avec Marie-Irene, chargé de la communication groupe

À peine la conférence terminée, sprint façon métro-boulot-mais-en-vrai-sprint jusqu’à Montparnasse, train, et hop, me voilà à Montoir pour deux jours de tournage autour de l’arrivée d’une nouvelle directrice. Prises de vue, cadrages, lumière à ajuster toutes les cinq minutes parce que le soleil, lui, n’a clairement pas lu le planning. On enchaîne, on enchaîne, on enchaîne. Je crois que mon corps a commencé à fonctionner uniquement à la Holy énergie.

Et puis, sans transition (vraiment, aucune), Vivatech débarque. Trois jours de stand ENGIE en mode contenu-minute : il faut filmer, monter, publier, tout ça en même temps, pendant que défilent devant moi des gens que je ne pensais croiser qu’à la télé. Gabriel Attal, Macron, Bernard Arnault, Catherine MacGregor (…que des gens que j’avais envie d’attraper), puis je me suis rappelée que j’étais censée travailler. Ce qui m’a le plus marquée, ce n’est même pas les VIP (bon, un peu quand même), c’est le grand écart complètement fou entre deux mondes : d’un côté un site industriel où on filme du concret, de la matière, du réel qui se transforme sous nos yeux ; de l’autre un salon où absolument tout devient image, discours, mise en scène. Passer de « on montre comment ça marche » à « on montre comment on veut qu’on nous voie », ça fait un choc culturel. Le genre de choc qui te fait réviser toute ta vision de la communication en une seule après-midi.

VivaTech, c’était un très gros projet, puisqu’il fallait à la fois créer des templates pour 7 pays et réaliser des tournages vidéo comme celle-ci: https://lnkd.in/p/gjtAaBhd

Et puis, cerise sur le gâteau, ou plutôt coupe de champomy sur la péniche : mon tout premier afterwork professionnel. Une péniche aux Invalides, le Grand Palais et la Tour Eiffel en fond, façon carte postale so chic (yeah I’m bilingual now). Mais plus sérieusement, ce moment-là, ça m’a rappelé qu’il existe un vrai côté humain chez ENGIE, alors que le quotidien au campus donne parfois l’impression que chacun vit dans sa bulle personnelle, casque vissé sur les oreilles, Teams ouvert, silence radio complet.

Depuis, je suis plongée à fond dans le programme pilote ambassadeurs : une équipe d’ingénieurs sélectionnés pour apprendre à communiquer, à prendre la parole, à devenir un peu les porte-voix de l’entreprise sur les réseaux sociaux. Et c’est précisément là que mon plus gros questionnement se loge et que le titre de la note découle. On me demande de créer une identité visuelle complète : logo, background, template de mails, tout un univers graphique pour ce nouveau programme. Sauf que très vite, je me cogne contre un mur invisible mais bien solide sa maman: les codes déjà en place, la charte graphique, les habitudes de communication du groupe. Résultat, je me repose la même question que d’habitude, en version boss encore plus corsé : comment créer une identité neuve, un truc qui ressemble vraiment à quelque chose, quand la communication collective pose des barrières avant même que j’aie fini de dessiner le premier pixel ?

Quelques questions qui tournent en boucle dans ma tête, comme un vieux disque rayé :

  • Est-ce qu’on peut vraiment inventer une identité de programme quand chaque couleur, chaque police, chaque logo doit « respecter la charte » au millimètre près ?
  • Et moi, dans tout ça, je suis en train d’apprendre à créer, ou juste à cocher des cases avec un joli logo dessus ?

Ce que j’utilise, couleurs, typo, logo, c’est en fait une toute petite partie de ce qui fait qu’on reconnaît la marque. Tout le reste, est grand ouvert (je crois) : le rythme, la composition, le ton que j’adopte pour raconter, les images que je choisis, la façon dont je construis une histoire, l’humour que je m’autorise ou pas, ce que je décide de montrer et ce que je décide de taire. Et c’est précisément là, dans tout cet impensé, qu’est peut être la créativité. Ceci dit (et c’est la question qui me pique un peu plus) : cette marge de manœuvre qu’on me laisse, elle est réelle ou juste affichée ?

Bref, entre les trains, les tournages, les stands bondés, les VIP qui passent comme des célébrités de cinéma, la péniche digne d’une carte postale, et les logos qui doivent plaire à absolument tout le monde sans déplaire à personne (mission quasi impossible), je crois que je n’ai jamais autant appris en si peu de temps. Reste à savoir si j’apprends à créer, ou si j’apprends surtout à créer dans les clous, avec le sourire, et sans dépasser.

Le distanciel : avantage ou inconvénient ?

Mon stage est principalement en distanciel. Parfois je brunch avec ma tutrice, parfois on participe à des événements liés au design (mon carnet d’adresses se remplit petit à petit hihi ), et parfois on s’appelle tout simplement. Mais globalement, je suis en autonomie.

Avant de commencer mon stage, cette notion me faisait peur. Vais-je être correctement encadrée ? Vais-je vraiment comprendre les attendus ? Est-ce que je vais réussir à m’investir sans avoir quelqu’un qui me « surveille » ?

Je pensais, comme beaucoup, qu’un « vrai » stage c’était forcément un bureau, une équipe autour de soi tous les jours. Le distanciel, ça me semblait presque être une version bas de gamme de l’expérience.

Puis finalement, je suis agréablement surprise. Le mode autonome me correspond très bien. En vrai j’ai toujours eu du mal à m’imposer des choses, y compris des horaires. Ça m’a permis de mieux comprendre comment je fonctionne. J’aime être « libre » de mes horaires et pouvoir travailler comme je le veux. Je me suis rendu compte que je travaille mieux sur des sessions courtes mais intenses, plutôt que toute une journée sans vraiment être efficace. Avec le distanciel, je peux choisir dans la journée comment je m’organise. Et j’aime vraiment fonctionner comme ça, m’écouter, écouter ma stimulation, ma motivation, mon inspiration, même si bien sur, parfois il faut se faire un peu violence, mais au final les résultats de mon travail sont bien meilleurs, il est félicité à longueur de temps.

Ça m’amène à me poser des questions plus larges sur notre rapport au travail. Est-ce qu’on a vraiment besoin d’un cadre horaire hyper rigide pour être productifs ? Le présentiel obligatoire, c’est pas parfois plus une question de contrôle que d’efficacité réelle ? Je pense que la confiance qu’on accorde à quelqu’un, stagiaire ou pas, ça peut être un moteur plus fort que la surveillance.

L’avantage ici c’est que mon seul « ennemi » c’est moi-même, et ça me pousse à mieux produire. Mais il faut être objective, et pas non plus idéaliser le distanciel comme LA solution. Si ça fonctionne dans mon cas, c’est grâce au contexte de mon stage grâce à ma maître de stage. Elle me fait vraiment confiance, elle est très satisfaite de mon travail, et on s’entend très très bien. Ça rend le contact entre nous décontracté, et sa confiance vient du fait qu’elle a vu mon sérieux depuis le début.

Dans d’autres circonstances, avec un encadrement moins bienveillant ou une relation différente, j’aurais très bien pu subir cette autonomie plutôt que d’en profiter. Sans confiance mutuelle et sans communication régulière, le distanciel peut vite tourner à l’isolement, voire à l’incompréhension de ce qu’on attend.

Après je me pose quand même la question dans l’autre sens : qu’est-ce qu’on perd à pas être physiquement dans une équipe ? Je pense notamment à tout ce qu’on apprend juste dans l’environnement : observer comment les collègue travaillent, écouter des discussions, sentir l’ambiance d’un studio. Ça, le distanciel ne me l’a pas permis.

J’aurais aimé voir concrètement comment fonctionne un studio de direction artistique au quotidien, avec les réunions d’équipe, toute cette dynamique de groupe. C’est une expérience que ce stage ne m’a pas donnée, et que je garde en tête pour la suite.

Ce que je retiens surtout de cette expérience du distanciel, c’est que je fonctionne beaucoup mieux dans un cadre basé sur la confiance et la responsabilisation, plutôt que sur le contrôle. Je vais garder ça en tête pour mes futurs choix professionnel.

Un stage rentable ?

Je récapitule ma situation. J’ai effectué un stage de trois mois avec Dédouze, un illustrateur freelance qui compose également de la musique et travaille en 3D. Pendant ce stage, je n’ai pas produit énormément, mais j’ai approfondi ma pratique de Grease Pencil et découvert le côté obscur du métier de freelance.

Lorsque je parle de rentabilité, je compare le temps passé, mes attentes, mon expérience et, surtout, ce que j’ai produit. Pour donner quelques chiffres : en trois mois, je l’ai vu six fois en présentiel et nous avons fait trois visios. J’ai travaillé sur seulement deux projets, qui n’ont même pas été terminés.

Présenté de cette manière, on peut dire que ce n’était pas du tout ce que j’imaginais. Je m’attendais à davantage de présentiel et à des projets plus variés, mais ce ne fut pas le cas.

Est-ce que je suis déçu ?

Peut-être un peu, car c’est un artiste dont je suis le travail depuis le collège et que j’admire beaucoup. Je sais que j’aurais pu apprendre davantage à ses côtés, mais cela n’a pas été le cas.

De plus, mon maître de stage était très occupé, avec une organisation parfois discutable, ce qui rendait la communication compliquée. Au final, je ne travaillais pas beaucoup avec lui.

Cependant, j’ai adoré ce stage, car j’ai utilisé ce temps libre pour produire des choses de mon côté. Plusieurs projets personnels ont vu le jour pour une seule raison : devenir meilleur. Dédouze, avant d’être mon maître de stage, est surtout une immense source d’inspiration. Il joue de plusieurs instruments, dessine tout en continuant à progresser, modélise en 3D… En résumé, c’est quelqu’un qui possède un très large éventail de compétences. Et moi aussi, je veux en être capable.

J’ai donc réalisé de l’animation, des visuels sur Photoshop, mais aussi une petite BD. Pourtant, je ne peux pas vraiment dire que ces projets sont le résultat direct de mon stage. Ils ont été réalisés pendant mes périodes d’inactivité, mais cette envie de créer vient avant tout de mon envie de m’améliorer.

Cette question de la rentabilité m’est venue pendant le dernier mois, car c’est celui où j’ai le plus appris. J’y ai notamment maîtrisé Grease Pencil en seulement deux jours afin de travailler sur le second projet. Je me suis donc dit que mes deux premiers mois n’en valaient peut-être pas la peine.

C’est pour cette raison que ma réponse varie selon le point de vue adopté. Si je ne parle que du stage en lui-même, je dirais qu’il a été peu rentable. En revanche, si je considère l’ensemble de ma période de stage, alors je pense qu’elle a été très rentable.

Comment garder la motivation ?

Ce stage est arrivé à sa fin, j’ai été ravi de pouvoir contribuer au projet global de ma maîtresse de stage qui part avant tout d’un besoin qu’elle ressentait pour aider les plus jeunes (entre autres), et non d’une recherche de profits insensée, le tout dans un cadre professionnel souple et plutôt agréable.
Ces conditions m’ont permis de trouver du sens dans ce que je faisais la plupart du temps, mais il arrivait parfois que cela ne suffisait plus à trouver la motivation.

La première partie du stage portait plutôt sur la découverte de l’univers du projet ce qui était plutôt stimulant et plaisant notamment avec les sorties pour des photos, les visites…
Au fur et à mesure de l’avancée du stage je m’habituais à l’univers ce qui m’a permis de faire un projet plus important qui demandait plus de temps, après avoir alterné sur plusieurs projets de moins grande envergure.
J’ai pris du plaisir à contribuer à ce projet qui consistait en la réalisation de la maquette Figma de l’application mobile, notamment parce que j’étais particulièrement à l’aise sur le logiciel. Ce projet m’a d’ailleurs permis de me confronter à la réalité d’un tel projet dans le monde professionnel, où l’étape de conception demande souvent de nombreux ajustements et retours en arrière.
Évidemment j’étais là pour faire une application qui répond au mieux aux attentes, mais ça s’est parfois avéré moins évident que prévu : j’ai notamment ressenti les limites de la délégation d’un projet (de ma tutrice à moi) dans des situations où même en suivant à la lettre une idée de départ, les attentes pouvaient évoluer au fil de la visualisation du projet.
Ces allers-retours m’ont parfois donné le sentiment de stagner, mais m’ont fait réalisé des inconvénients du fait de déléguer un projet et de l’importance des retours dans des cas où le résultat doit correspondre de façon précise aux idées d’un commanditaire.

J’ai beaucoup apprécié la diversité des projets que j’ai pu faire, même si certains m’ont moins parlé, d’autres m’ont vraiment plu. Cette alternance m’a confirmé que la motivation au travail dépend beaucoup de nos préférences personnelles et si les projets s’y rapportent. Cela m’inquiète un peu pour la suite sachant les conditions favorables dans lesquelles j’ai exercé durant ce stage, où l’on était plutôt écoutés.

Je suppose que le fait que ce ne soit pas directement l’un de mes projets, peut-être plus précisément le fait que la motivation que j’employais ne serait pas directement liée à mon plaisir d’avancée, m’a un peu freiné et refroidi dans l’idée que je me faisais du graphisme dans le monde professionnel.

J’ai une idée plutôt précise de la façon dont j’aimerais pratiquer ensuite, mais cela nécessite de passer par une phase moins agréable pour constituer un apport nécessaire au développement de cette idée. Je ne sais pas si elle est viable et elle me fait me questionner sur le rapport que l’on doit entretenir en tant que graphiste : de quelle façon devons-nous servir l’autre ? J’aimerais pouvoir servir tout en gardant du plaisir à créer et ne pas voir la pratique comme simple source financière, ce qui ne fait que lui nuire je crois.

les différentes étapes décrites dans le texte précédent sont retranscrites sur cette image de facilitation graphique.

Conception de l’exposition « Sourire »

Après avoir fini la charte graphique de Great, Alexia Guggémos m’a confié une dernière mission.
Elle m’a présenté le Musée du Sourire —
un projet qu’elle a elle-même fondé en 1996, l’un des premiers musées entièrement virtuels, construit autour d’une idée simple : rendre l’art accessible en partant d’une émotion que tout le monde comprend, le sourire.

https://www.museedusourire.com/


Alexia m’a présenté son projet « SOURIRE »; une exposition temporaire qu’elle a proposée à la mairie du 17ème arrondissement, dans une salle dédiée aux expositions.
L’idée : rassembler des œuvres du Musée du Sourire. Le timing n’est pas anodin car l’ouverture est prévue pour le 2 septembre, jour de la Journée mondiale du sourire. Avant d’écrire quoi que ce soit, il fallait d’abord bien comprendre le projet et ses contraintes.


Ensemble, on a brainstormé sur le concept de l’exposition. Plusieurs idées ont émergé :

Pourquoi pas créer un parcours pour les visiteurs ?
Et si ce chemin formait la ligne d’un sourire ?
Et si on distribuait des gélules « pilule sourire » à l’entrée ?
On pourrait les faire gagner, non ?
Et un flyer avec des œuvres à deviner autour du sourire ?
Et si le sourire devenait lui-même une œuvre à part entière ?


Ensuite elle m’a montré les dimensions des œuvres, avant qu’on aille directement sur place à la mairie du 17ème —
pour se rendre compte de la salle en vrai. C’était utile pour commencer à penser le parcours, d’autant que la scénographie c’est quelque chose qui m’intéresse


Le projet a évolué au fil des échanges avec la mairie. Certaines de nos idées ont été validées, d’autres non — c’est le jeu.
Ce qui a été acté pour l’instant : des dates plus larges, du 15 septembre au 10 novembre (à confirmer), le nom de l’exposition « SOURIRE », et un code couleur défini.



Et maintenant je suis dans la phase de réalisation. Le projet n’est pas encore terminé, mais il y a déjà des choses bien engagées.
En tout cas, vous êtes les bienvenus pour découvrir l’exposition SOURIRE à partir du 15 septembre !

Vue complète de la planche analytique