L’éthique face au temps

Aujourd’hui, je comprends un peu plus instinctivement ce qu’Alex validerait ou non. En même temps, c’est l’un des deux CEO de The Sanctuary Group : la personne qui a toujours le dernier mot..


À force de produire, j’ai commencé à remarquer quelque chose que je n’aurais pas vu en semaine 1 : nos créations finissent parfois par se ressembler. Pas par manque d’envie, mais pour plein de facteurs différents. Le plus évident est que la banque photo disponible est aujourd’hui limitée en termes de droits d’auteur et commence aussi à dater.


Ce qui m’a surpris, c’est qu’ici, contrairement à mon ancien stage où nous faisions un shooting spécifique en début de semaine pour travailler dessus, ici nous avons un drive qui centralise tous les shootings réalisés au fil des années. D’un côté, cela résout énormément de problèmes puisqu’on a toujours de la matière à disposition. Mais de l’autre, cela en crée aussi.


Les mêmes photos que l’on pouvait utiliser une semaine précédente ne sont parfois plus dans nos droits la semaine suivante. Certaines licences expirent, certaines utilisations changent, et cela réduit progressivement les possibilités.


Une solution « miracle » a donc été mise en place depuis peu : changer les visages individuellement à l’aide de l’IA. Ce principe étrange est pour la croissance de l’entreprise, apparemment la meilleure des solutions.


Pour un ou deux visuels, il est vrai que ça dépanne….

Ici, seul le visage a été remplacé ; NanoBanana s’est basé sur l’un de nos shoots.


Cependant, la charge de travail qui semblait devoir être allégée est en réalité tout le contraire. Depuis que nous sommes équipés d’outils d’IA, les deux CEO ont parfois l’impression que nous pouvons tout déléguer : création de templates, modifications à grande échelle sur plusieurs marques, automatisations diverses…

Alexandre et ses merveilleux conseils ✨


Hélas, non.


L’IA permet certaines choses, mais elle demande aussi du contrôle, des corrections, des ajustements, et parfois même davantage de temps que prévu.

Ici, cette coach est à l’origine, un homme transformé, grâce à l’ia.

« Je rigole qu’à moitié » est d’ailleurs le parfait exemple d’une simple erreur d’inadvertance qui peut rapidement se transformer en malaise ou en incompréhension pour un coach.

Je je vous laisse imaginer le lendemain la séance de sport avec le coach..


Le dilemme devient alors assez clair : vaut-il mieux respecter l’intégrité des coachs et utiliser leurs photos sans modification, malgré les problèmes de droits ? Ou utiliser l’IA pour supprimer toute possibilité d’identification ?


Cette question m’avait déjà interpellé dès mes premiers jours concernant l’utilisation de l’IA dans l’entreprise. On m’avait expliqué qu’elle était déjà fortement utilisée pour certaines automatisations, notamment au service client, ce qui me semblait assez logique.

Mais au sein de l’équipe créative, j’étais plus réticente. Je ne voyais pas vraiment dans quel contexte l’utiliser tout en conservant cette image de marque premium et prestigieuse que l’on cherche constamment à défendre.

Avant même la question de la qualité graphique, c’est surtout une question éthique qui s’est posée.

L’entreprise communique beaucoup sur des valeurs d’honnêteté, de bien-être et de durabilité. Pourtant, dans le cas présent, la décision semble avant tout motivée par l’efficacité et la pérennisation de certains visuels. À la demande d’Alexandre, cette solution est envisagée pour prolonger la durée de vie de certains contenus. Mais il me semble qu’aucune réflexion éthique n’a réellement accompagné cette décision.


Et c’est précisément là qu’arrive une autre pression : celle de Renaud, le CEO.


Ses demandes évoluent. Il veut que les offres se démarquent davantage, que les visuels accrochent plus, que la créativité monte d’un cran. Le marché du sport-bien-être premium est saturé et chaque campagne doit réussir à sortir du lot.

Sauf que la frontière reste claire : innover, oui, mais sans s’éloigner de la direction artistique habituelle.

Malgré ces interrogations, certaines utilisations de l’IA m’ont aussi convaincu.

Quand tous les outils sont à disposition, il devient plus facile de créer rapidement certaines images difficiles à produire autrement. C’est notamment le cas d’un visuel mettant en scène plusieurs gourdes de la marque dans un environnement studio destiné à l’impression.

Avant de passer par l’IA, nous avions tenté différentes solutions directement sur Illustrator. Les résultats n’étaient pas vraiment concluants.


C’est à partir de là que l’on m’a confié la mission de générer ce visuel avec l’IA. Une première pour moi. Le défi était d’obtenir un rendu réaliste, propre, cohérent avec l’univers premium de la marque et suffisamment qualitatif pour être publié.

Les six gourdes de l’entreprise recréée à partir de l’ia


Pour le coup, le résultat était convaincant.

En conclusion, je reste toujours aussi perplexe et rempli de questions face à l’utilisation de l’IA au sein d’une équipe créa. Et je pense que cela continuera avec son évolution.

L’éthique vs le gain de temps est un dilemme que beaucoup d’entreprises semblent aujourd’hui explorer, parfois sans vraiment savoir où placer les limites.

Finalement, est-ce que ce n’est pas simplement le résultat qui compte davantage que la démarche ???

Est-ce qu’on crée vraiment ou est-ce qu’on remplit des cases ?

Ça fait presque deux mois que je suis en stage (en essayant d’éviter de me refaire attaquer par Ménière 🙃), et je me rends compte d’une chose : je fais énormément de choses. Vraiment beaucoup de choses.

Entre les templates, les supports de communication, les réunions, les échanges sur Teams, les scripts, des voyages à Saint-Nazaire et Dunkerque, des événements avec la crème des big boss… je ne vois pas les journées passer. Ni les soirées d’ailleurs. Je suis clairement plongée dans le rythme de l’entreprise et sur ce point-là, je ne m’ennuie pas du tout. Et en plus on mange très bien. Mais vraiment très très bien.

Mais il y a quand même un « mais ».

Malgré le cadre de travail incroyable, je suis frustrée. Parce que malgré tout ce que je fais, j’ai souvent l’impression de remplir des cases. Je fais des templates. Beaucoup de templates. Énormément de templates. Probablement plus de templates que je n’aurais imaginé en faire dans toute ma vie.

Et au final, je me retrouve souvent à adapter, décliner, ajuster… plutôt qu’à inventer. La charte graphique est là pour me rappeler à l’ordre dès que j’essaie de sortir un peu du cadre. Ce qui me ramène à la question : est-ce qu’on crée vraiment dans un grand groupe comme ENGIE, ou est-ce que tout est déjà décidé à l’avance ?

Parce que faire un support, c’est une chose. Le faire valider, c’en est une autre.

Je comprends totalement pourquoi : il faut que tout soit carré, cohérent, conforme à l’image du groupe. Mais ça soulève des questions :

  • Est-ce qu’on n’y perd pas en rapidité ?
  • Est-ce que tout doit vraiment passer par autant d’étapes, même pour des petites choses ?

Et chaque validation supplémentaire, c’est aussi une case de plus à cocher avant que mon travail existe vraiment.

Beaucoup de choses sont faites chez ENGIE, selon les entités, les GBU, même des supports très répétitifs. Du coup je me demande :

  • Est-ce que tout garder en interne permet vraiment de mieux contrôler l’image ou est-ce que ça limite les idées ?
  • Et si on ouvrait un peu plus vers l’externe, est-ce que ça apporterait plus de créativité… ou juste plus de complications ?

Je sais que certaines choses sont faites à l’externe, mais pas dans mon pôle.

Et forcément, ça me ramène à ma place à moi.

Parce que parfois, j’ai vraiment l’impression d’être plus une machine à décliner des slides qu’une graphiste. Bon, j’exagère… (à peine).

  • Est-ce que mon rôle ici, c’est surtout d’apprendre à appliquer des règles ?
  • Et jusqu’où je peux aller sans sortir du cadre… sans déclencher une nouvelle chaîne de validation infinie ?

Au final, ce stage est super formateur, il m’apprend à respecter un cadre, à travailler avec des contraintes, à m’adapter. Et ce n’est pas rien. Parce que grâce à ces fameux slides, il y a eu de vrais supports de communication pour des événements internes, mais aussi externes, comme VIVATECH. Des cases remplies, oui. Mais des cases qui ont quand même fini par compter.

Alors peut-être que la vraie question, ce n’est pas créer ou remplir des cases… c’est apprendre à créer à l’intérieur des cases. Et ça, je commence tout juste à comprendre ce que ça veut dire.

Que cache réellement l’organisation d’un reportage culturel ?


Je suis chez Great Art Mag, un magazine culturel en ligne dirigé par Alexia Guggémos, spécialisé dans l’actualité artistique. J’y travaille également avec Salomé, une autre stagiaire en journalisme à l’université Paris Nanterre.


Avant le stage, je pensais qu’un reportage consistait surtout à se déplacer, photographier et écrire un article. En réalité, une grande partie du travail repose sur l’organisation et la communication en amont.

Dès les premiers jours, j’ai dû apprendre rapidement le vocabulaire et
le fonctionnement du milieu journalistique pour ne pas être perdu face
aux personnes rencontrées lors des événements.

  • Brief presse
  • Ligne éditoriale
  • Dossier de presse
  • Attaché de presse
  • Communiqué de presse

____________________________________________

    1- Alexia sélectionne les événements du moment cohérents avec la ligne éditoriale du magazine.

    2- Un mail est envoyé aux institutions pour demander des invitations ou une accréditation de presse.

    3- Salomé et moi nous rendons sur place pour réaliser un reportage ou
    un entretien, qui sera ensuite publié sous forme d’article en ligne.

    Stories instagram de Great

    Pour se répartir les tâches, Salomé s’occupe principalement de l’écriture des articles et moi des photos et vidéos ainsi que de la communication autour des événements. Tous les lundis, on fait un point avec Alexia pour voir les modifications à apporter et l’organisation de la semaine.

    Great étant un média encore récent, Alexia m’a demandé de réaliser
    un kit média afin de renforcer sa légitimité auprès des institutions.
    C’est un document de vente envoyé en pièce jointe des mails qui permet
    de présenter le positionnement du magazine, la capacité à générer
    de la visibilité mais aussi de renforcer sa crédibilité et d’obtenir plus d’opportunités.

    Quelques pages du kit média de Great

    Avec du recul, cette expérience m’a fait comprendre qu’avant même l’écriture ou les images, un reportage repose énormément sur la communication, l’organisation et le réseau. Sans cela, le reportage ne peut pas exister.

    Aller à des événements, rencontrer des artistes et découvrir de nouveaux lieux donne une image assez attractive du métier. En discutant avec l’équipe, Alexia nous a très vite fait comprendre que faire des reportages peut être très enrichissant et passionnant, mais que derrière cette partie plus visible, il y a une réalité à laquelle il faut se confronter.
    Great Art Mag est géré entièrement par Alexia seule, alors que le média reste peu rémunérateur. À côté, elle travaille aussi en freelance et intervient dans des écoles afin de compléter ses revenus. Malgré cette réalité assez précaire, j’ai compris qu’elle a avant tout créé ce média par passion pour l’art et la culture.

    Découvrir un nouveau métier que je connaissais très peu est très enrichissant. Réaliser des reportages en duo avec Salomé m’a permis :

    – développer un regard plus critique sur les événements qu’on visite,
    – avoir accès à des lieux que je n’aurais jamais visités autrement,
    – réfléchir à ce qui nous a réellement touchés pendant les événements afin de réussir à le transmettre et à toucher le public à travers l’article.


    Ressentir l’art. Livrer des récits ancrés dans l’expérience vécue. https://great-artmag.com/

    T’es arrivé quand ? Stagiaire ou alternant ?

    Fraîchement arrivé depuis une semaine chez The Sanctuary Group, sous l’accompagnement de « Quentin le DA 😎 », ce qui m’a directement sauté aux yeux, c’est la jeunesse et la flexibilité de toute l’équipe comparé à une identité de marque hyper contrôlée par les idées du CEO, Alex.

    En effet, le groupe travaille sur 6 marques premium différentes et 15 studios de sport bien-être, avec toute la logistique et les contraintes que ça implique. Dans l’open space, c’est presque 60 % de l’équipe qui sont soit alternants soit stagiaires, arrivés depuis moins de six mois (un choix sûrement budgétaire qui pourrait effrayer). The Sanctuary Group se veut une entreprise jeune et dynamique, poussée par le CEO, avec une qualité de vie au travail primordiale et une image de start-up cool et moderne.

    Là-bas, peu importe comment tu travailles dans l’open space, l’engagement reste de produire tout en restant aligné avec la stratégie. Que ce soit sur les bureaux communs, dans les canapés, seul ou à plusieurs, ou encore dans les call box, tout le monde est coordonné par Slack et Notion face à la quantité de contenus à produire.

    Malgré une équipe très jeune, il ne faut pas confondre avec non expérimentée : la marque forme à différents métiers pour peu cher, mais en restant extrêmement cohérente.

    Cette culture start-up est assez différente de la vie en entreprise classique. Ici la cohésion et le vivre ensemble sont primordiaux. On n’a pas vraiment ce sentiment d’être collègues de travail “classiques”, mais plutôt collègues tout court.

    Les temps de pause sont tous plus ludiques les uns que les autres. Le lundi, souvent redouté ailleurs, ici ne l’est pas vraiment : la première chose que l’on fait, c’est discuter de notre week-end autour d’un petit déjeuner dans la cuisine collective, le tout poussé par l’entreprise. Ou encore les pauses où l’on va s’entraîner dans les différents studios de sport de la marque : boxe, pilates, danse…

    L’équipe se renouvelle en permanence avec beaucoup d’alternants et de stagiaires. Par exemple, Quentin avec qui je travaille est là seulement depuis janvier et remplace le précédent directeur artistique. Pourtant, la marque n’a fait qu’évoluer et ces changements n’ont pas fragilisé la structure grâce à une organisation claire entre tous les pôles qui sont bien définis. Chaque personne a un rôle précis.

    De plus, les échanges sont constants entre les pôles : réunions fréquentes entre les RH, la logistique, la créa, et même les coaches des studios de sport. C’est un point clé : chaque membre a une vision globale grâce à différentes méthodes de mise en commun des projets.

    À travers le temps, le groupe a mis plein de méthodes en place pour s’y retrouver. Par exemple, pour le pôle créa, un drive commun a été créé regroupant par catégorie chaque marque, comprenant différents shootings de séances de sport, ainsi que des shootings des coaches dans différents environnements…

    De plus, une centralisation massive est présente sur Figma avec toutes les conditions d’utilisation des différentes marques : brandbook, dossier de presse, comment créer les mises en page des newsletters, les campagnes, et même des dossiers pour les franchisés.

    En parlant des franchisés, comme ce n’est pas directement notre équipe qui s’en occupe, une méthode simple a été mise en place pour qu’ils puissent créer leurs propres éléments de communication. Chaque template a été recréé sur Canva (habituellement sur Figma) pour qu’ils puissent simplement modifier certaines informations sans recréer toute une template.

    Ce que j’ai compris chez The Sanctuary Group, c’est que plus on cadre et on définit ce que l’on veut, plus il sera simple pour le prochain employé de réutiliser les choses, et plus précisément en tant que designer. Sans ce brandbook, sans ce retour constant aux bases, la marque serait trop dispersée et perdrait de son essence.

    Malgré cette ambiance propice à la créativité, une seule contrainte s’impose : une phrase revient souvent dans toutes les discussions, « j’attends la validation d’Alex 💀». Cela nous mène à nous dire « il faut penser comme Alex ».

    Même avec seulement quatre jours dans l’entreprise, je commence à comprendre ce que veut réellement dire l’image de studio de sport premium. Mais jusqu’où la créativité et la maîtrise des designers ou directeurs artistiques doit constamment refléter l’image de son dirigeant qui n’est pas lui-même dans le milieu de la création ?

    Parfois, tout un travail peut juste se réduire à un oui ou un non par une personne extérieure au domaine.

    En cette fin de semaine,je découvre que le travail créatif ne consiste pas uniquement à produire des visuels, mais aussi à comprendre une stratégie globale et une manière de penser commune à tous les différents métiers d’une entreprise.

    À LA RECHERCHE DU GRAPHISME :

    Pendant ces trois premières semaines, même si peu de temps est passé, j’ai pu remarquer plusieurs choses.


    Pour donner un peu de contexte, je suis en stage sur un tournage en déco alternant entre l’enssembliage et le graphisme. Nous sommes encore en préparation de tournage pendant une bonne semaine.


    Pendant mes deux première semaine, j’ai aidé à ranger les props (accessoires) au stock et à faire le ménage, au point que je m’inquiétais du rapport entre mon stage et mes études. J’étais une femme de ménage, une déménageuse, mais où était Ambre la graphiste ?


    Pourtant, j’ai quand même retirer certaines choses de ce cours passage au stock.


    -L’initiative-


    Dès qu’on a reçu les camions, tout le monde était stressé et pressé de finir de ranger à temps. J’ai habituellement besoin de consignes très strictes et claires pour travailler, une mauvaise habitude qui s’ajoute à un doute permanent sur ce que je produit, mais à ce moment-là, je n’avais aucune consigne, aucune indication, à part un « improvise, fais comme tu veux pour que ça soit logique ». Et ça peut paraître anodin mais au final, cette liberté m’as fait passer d’une anxiété profonde à une certaine assurance dans ce que je faisais.


    -La resilience-

    Un autre point majeur dans le travail de décor -surtout quand on travaille avec des personnes notoirement perfectionnistes- c’est que chaque étape sera défaite. Il y a toujours quelque chose à modifier, on peut toujours améliorer ou optimiser ce qu’on fait. Ce qui fait que j’ai vite compris que je devrais m’habituer à devoir recommencer « tout » mon travail à plusieurs reprises, ce qui me semble assez logique dans le travail d’un designer : de devoir se plier au client et aux changements qu’il demande. Mais même au delà de ces modifications rapides, tous les efforts fournis seront remballés dès la fin du tournage, voire oubliés, jetés, vendus ou donnés si la série ne réitère pas de nouvelle saison.
    Il y a presque une notion de travail ingrat, mais nécessaire.


    -La patience-

    Surtout pendant les premiers jours, les journées n’étaient que de longues heures d’attente. Attendre après les camions, attendre que certaines équipes arrivent ou reviennent… Étant assez motivée, chaque tâche qui m’était confiée était finie si rapidement que mes collègues ne savaient plus quoi me donner comme travail. (Ce qui -merci- a grandement changé depuis que je travaille avec les graphistes). Je ne parlerai peut-être pas de manque de communication, mais j’ai en effet remarqué que tout le monde attendait quelqu’un finalement, l’assistant attend après les graphistes qui attendent après l’imprimeur etc…

    Finalement, j’en ai encore beaucoup à découvrir à travers ces deux départements qui regroupent une bonne centaine de personnes. Et je suis sûre que lors de ce stage où je travaillerai avec chaque sous-équipe, que se soit en graphisme, en illustration, en peinture, en enssembliage etc… je réussirai à tirer une expérience positive et developper des compétences qu’il s’agisse d’hard skills ou soft skills.

    Entrer dans le monde professionnel avec une grande entreprise

    Je fais mon stage chez ENGIE, au pôle communication. Engie est une entreprise française spécialisée dans la production et la distribution d’énergie, notamment dans l’électricité, le gaz naturel et maintenant les énergies renouvelables. Mais ce qui se cache derrière Engie, c’est une grande maison avec 90 000 personnes réparties sous quatre pôles, autrement dit quatre entités. Certaines sont plus orientées réseau & infrastructure, et l’une d’elles est la mienne : Renewable & Flexible.

    Premier jour, première impression : WOW. Pourquoi ? Parce que je suis située sur un campus de plusieurs hectares accueillant plus de 9 000 personnes. C’est littéralement une ville dans la ville : salle de sport, spa, restaurant, crèche, médecin… et plein d’autres choses que j’oublie forcément. Tout est pensé pour que les salariés se sentent bien, et ça se ressent dès qu’on passe les portes. Et moi dans tout ça, je suis installée dans un open space avec un workcafé, un espace de travail ouvert avec un poste de travail.

    Techniquement, ça fait trois semaines que je suis en stage, mais j’ai été arrêtée une semaine et demie. Pourquoi ? La maladie de Ménière 🙃 Pas idéal pour débuter, mais on fait avec.

    Malgré cela, Marina (ma maître de stage) m’a déjà confié plein de choses : des templates pour l’écran du workcafé, des photos, des visites, des réunions, des scripts pour des tournages, des supports de communication pour des événements à venir 🤫 (je suis devenue corporate) 

    J’ai aussi appris à me servir de la suite Microsoft, où des logiciels tels que Actito ou encore Teams.

    Mais j’ai rencontré mon pire ennemi : la charte graphique et ses 98 slides d’utilisation. Je dois faire attention à tout, aux espacements, au logo, à l’utilisation des encodants selon que ce soit en bureautique ou en print. À TOUT. D’autant plus qu’au début, je pensais que j’allais m’ennuyer à faire des templates à longueur de journée. Mais pas du tout : entre les réunions, les échanges avec les équipes et les supports de communication interne et externe, je ne sais plus où donner de la tête.

    Et surtout, pour faire comprendre mes démarches créatives, j’ai dû faire des croquis. Beaucoup de croquis. Quant à ma place de graphiste… je ne sais pas trop. Certes, je communique, mais je ne crée pas comme je le voudrais. Je me contente d’appliquer, en exécutante. C’est peut-être ça aussi, la réalité d’un stage dans une grande entreprise.

    Créer, c’est décider

    Au fil des semaines, j’ai compris que la création s’accompagne surtout d’un acte moins visible mais fondamental : la décision.

    Chaque projet auquel j’ai participé m’a confrontée à des choix esthétiques, techniques et/ou stratégiques mais toujours à prendre vite, et dans un cadre complexe.

    Le meilleur exemple, c’est le chantier colossal du groupe M6. Suite au rachat et au regroupement de plusieurs chaînes (W9, 6ter, Gulli, Téva, RTL,ParisPremière etc.) dans une plateforme commune, M6+, il a fallu repenser une grande partie des logos, des noms et des cohérences visuelles entre les marques. On a dû modifier certains logos, (notamment trouver une nouvelle formalisation en 2D car la 3D n’est plus en phases avec les tendances graphiques ), adapter des univers très identifiés à un ensemble plus cohérent, mais aussi concevoir un nouveau logo pour “M6 Groupe”, qui rassemble toutes ces entités sans les faire se marcher dessus.

    Tout cela sous deux contraintes fortes :

    • un timing rapide pour valider, produire et livrer les premières versions

    • une grande responsabilité : M6 est une marque puissante, et chaque ajustement a un impact large.

    Même chose avec le projet du journal télévisé de la chaîne Nouvelle 19 (liée à Ouest France). Le brief : imaginer l’habillage complet de leur JT de l’identité visuelle au générique, en passant par les jingles, les animations d’antenne et la proposition de logo. Là encore, il a fallu trancher très vite : le travail se faisait en équipe, et devait être transmis rapidement aux monteurs / motion designer, pour que l’habillage prenne vie sans perte de temps. Choisir une typographie, valider une intention d’image ou un rythme de transition, ce n’était pas “une étape parmi d’autres” : c’était le cœur du travail.

    J’ai aussi travaillé sur une future émission Canal+ portée par Antoine de Caunes, autour du cinéma, dans l’esprit du “Cercle”. Il a fallu concevoir une identité graphique déclinable pour tous les écrans plateau, jingles, transitions, générique. Là encore, créer une esthétique, c’est concevoir un système : une mécanique qui fonctionne visuellement, mais aussi facile à décliner pour les équipes internes. Et cela suppose de prendre rapidement les bonnes décisions sur les couleurs, les formes, les hiérarchies d’info, le ton, etc. pour que le motion designer puisse ensuite passer à l’animation dans la foulée.

    Je pensais que décider en création signifiait souvent “couper” dans ses idées, renoncer. Mais j’ai appris que c’est l’inverse : décider, c’est clarifier. C’est aller à l’essentiel, dégager une intention forte, lisible, efficace.

    C’est aussi une forme d’autonomie que je ne pensais pas avoir si tôt : j’ai été amenée à prendre des décisions graphiques qui avaient un vrai poids dans les projets, car il fallait que ça avance, que ce soit cohérent, et que ce soit beau.

    Enfin, ce stage m’a aussi permis de comprendre que dans la création contemporaine, notamment dans le domaine de l’image animée ou du branding télé, la rapidité n’est pas l’ennemie de la qualité.

    On peut créer vite et bien, à condition de savoir s’adapter, faire confiance à son œil, à son intuition, et à son équipe.

    Loin de me brider, ces délais m’ont au contraire poussée à me recentrer sur ce qui fait sens. J’ai appris à faire des choix, à défendre des directions, à travailler plus efficacement, mais sans sacrifier ma créativité.

    Créer, c’est décider et aujourd’hui, je me sens bien plus capable de le faire.

    Une équipe aux contours flous

    En étant un peu plus curieux ces dernières semaines, j’ai été quelque peu surpris par la composition même de l’équipe. En posant des questions, j’ai pu avoir plus de précisions sur les rôles de chacun et j’ai compris que sur place, il n’y avait que quelques véritables employés fixes. Tout le reste de l’activité repose sur une organisation plus dispersée : des stagiaires, présents comme moi pour une durée limitée, et des freelances, souvent à distance, qui interviennent ponctuellement selon les besoins.

    Au quotidien, le studio travaille presque exclusivement pour Platform21, une autre structure fondée par les mêmes personnes que HWT. C’est ce lien étroit qui rend la situation un peu particulière : on travaille pour un « client », mais ce client est aussi une sorte d’extension du studio. On est à la fois HWT et à la fois Platform21, selon le contexte, les supports ou les interlocuteurs. Cela brouille encore un peu plus les rôles et les frontières.

    Je me suis rendu compte que je ne faisais pas partie d’un pôle bien défini avec des collègues aux responsabilités stables. Ici, c’est presque l’inverse. Mon tuteur est à la fois chef de projet, parfois designer, communicant et coordinateur. Il centralise le lien entre tous les intervenants et assure à lui seul la continuité de l’ensemble. Les autres collaborateurs gravitent autour selon les projets, les périodes ou les urgences.

    datavisualisation de l’organisation de l’entreprise

    Cette configuration atypique m’a obligé à m’adapter. J’ai dû être autonome, proactif, parfois même anticiper les attentes sans cadre strict, ce qui fait que la plupart du temps mes productions ne correspondaient pas aux attentes. Mais paradoxalement, cela m’a aussi permis de prendre plus de place, d’être réellement impliqué dans la production de contenus visuels, vidéos, photographiques ou animés. Ce modèle d’équipe allégée m’a donné l’occasion de mobiliser l’ensemble de mes compétences et de mieux comprendre le fonctionnement global de l’entreprise.

    processus de travail…

    Mais cette organisation pose aussi des questions. Peut-on réellement construire une dynamique d’équipe durable quand celle-ci est en grande partie virtuelle ou temporaire ? Que devient la notion de collectif quand chacun travaille de manière isolée ? L’absence de structure hiérarchique claire peut parfois être une force, elle permet de gagner en souplesse, mais elle rend aussi certaines choses plus floues : responsabilités, limites, demandes, cahier des charges. Et ces dernières semaines, je l’ai vraiment ressenti. Parfois, les demandes sont différentes d’une personne à une autre, les instructions peuvent changer sans que tout le monde soit au courant, et j’ai dû m’adapter à tout ce système.

    Ce stage m’a fait découvrir un modèle hybride, à mi-chemin entre studio de création, startup éducative et réseau de collaborateurs. Un modèle qui fonctionne ici grâce à la légèreté des projets, la cohérence de la vision et un bon équilibre entre autonomie et confiance. Ce n’est peut-être pas un modèle généralisable, mais il m’a appris qu’il est possible de concevoir une entreprise autrement, moins figée, plus fluide, mais pas sans exigences.

    L’après-festival pour repartir de plus belle

    La nuit du 8-9juin : WeLoveGreen est fini. La dernière ligne droite fût mouvementée, chargée mais très satisfaisante dans le sens où j’ai pu réellement profiter de la concrétisation de tout le travail fourni avec mes tutrices graphistes ainsi que notre pôle communication. Mais je vais davantage parler de l’après.

    On m’avait dit qu’après WeLoveGreen, nous allions travailler sur le prochain festival à venir : Peacock Society. Cette année, il s’agissait de la 14è édition de ce festival électro. Pour moi, le plus gros dans la préparation graphique de ce festival, c’était l’appréhension d’une nouvelle direction artistique. Après avoir eu la tête plongée pendant 2 mois dans la charte graphique de WLG, c’était plus compliqué de s’en extraire, repartir à zéro pour comprendre les codes du second festival.

    Passage entre l’identité de WeLoveGreen à PeacockSociety

    Et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai un peu ramé au début. Vers la fin de WLG, mes tutrices n’avaient plus vraiment de retour à faire puisque j’avais bien compris les principes graphiques, les associations de couleurs, de typos. En revanche pour Peacock, ce fut un retour à la case départ comme si je venais de commencer tout juste mon stage. J’avais l’impression d’avoir perdu tout ce que j’avais compris et mis en pratique pendant la période de WLG… C’est justement ce passage d’une identité à une autre qui m’a permis d’avoir davantage de réflexion sur ma manière de composer un visuel. En effet, avant de commencer ce stage, une de mes tutrices devait souvent me reprendre pour la composition, la hiérarchie d’informations que ce soit sur du print ou pour les réseaux. Puis à force d’avoir enchaîné les productions, je pense réellement que ma manière de représenter l’info, la composition et la structure d’un visuel s’est améliorée.

    Moi qui compose (et galère) pour un bandeau de Libération

    Cependant, même si j’en retiens un perfectionnement sur le côté technique, j’en retiens moins sur l’aspect créatif. En fait, grâce à l’ampleur moins conséquente du festival Peacock Society, nous travaillions beaucoup moins dans l’urgence. Ainsi, j’ai pu prendre pas mal de recul en ce qui concerne la partie « créative » du graphiste. En réalité, que ce soit Ariane, Laura ou moi, aucune de nous ne faisait réellement de la création à part entière. J’ai eu une prise de conscience un peu désolante qui s’est aussi affirmée après en avoir parlé avec mes tutrices : les graphistes ne produisent quasiment que de l’exécution qui répondent à une charte déjà établie par un graphite extérieur.

    L’identité graphique de WLG a été réfléchie et conçue par Lysiane Bollenbach et Clément Vuillier. Pour celle de Peacock Society, il s’agit de Rémi Volclair. Les graphistes en interne ne répondent qu’à une liste de tâches où ils doivent suivre à la lettre les règles établies par les créateurs de l’identité des festivals. Ce manque de création se ressent de mon point de vue de stagiaire mais aussi de celui de mes tutrices. 

    « Ce qui est dommage quand on est graphiste en interne, c’est qu’on nous donne pas assez les commandes sur la création… On se rend compte qu’on ne fait que de l’exécution d’affiches pour impression, remplir des templates pour les réseaux, etc. » – Laura, graphiste chez WLG depuis 2 ans.

    Mais on peut se dire qu’il y a bien de la création pour de la vidéo (spots tv, réels instagram, pubs YouTube…) où le mouvement est créé/pensé par le graphiste : c’est enfin le moment où on peut jouer avec les codes graphiques !? Au final pas tant que ça… lorsqu’il y a un visuel très cool à faire, où il y a plus de création, du motion travaillé à produire, ce sont souvent des graphistes en free-lance que l’on appelle pour une plus courte durée, donc moins payé, pour une créa davantage conséquente, créative et surtout plus intéressante à réaliser. Beaucoup de choses passent entre les doigts des graphistes en interne, ce qui est, je trouve, pas mal frustrant. Ce qui explique maintenant pourquoi on me parlait de choses très cool à produire, dont je n’avais plus de nouvelles quelques jours plus tard.

    Mais je dois bien conclure cette note d’intention par une note positive ! Je dirais sans aucun doute la relation qui s’est nouée et la solidarité au sein de mon équipe. C’est la chose qui m’a aussi étonné par rapport à mes anciens stages où l’atmosphère reste très professionnelle et pudique entre les employés… ici, c’était plus léger, amical et cela du probablement à cet univers de la musique jeune et convivial. Je pense que c’est notamment cette énergie professionnelle qui a fait vivre cette période de stage ainsi que mon expérience dans le monde de l’événementiel.

    L’équipe entière !

    Le travail de l’urgence

    Maintenant que je me suis habitée à cette zone de travail de « l’urgence », j’ai pu davantage me questionner sur les différents facteurs qui provoquaient cette urgence constante pour les graphistes.

    1/Tout passe par le graphisme

    Bon, c’est vrai que ce titre paraît bête à dire comme ça. Mais We Love Green, ça représente les pôles Développement durable, Food, Communication, Partenaire… et quasiment tout ce que représente le travail de chacun des pôles, doit être communiqué, posté, imprimé, diffusé. Maintenant que je le dis, c’est vraiment évident. En fait, je m’en suis rendue compte à partir du moment où l’on [les personnes des différents pôles] venait nous voir pour nous annoncer l’arrivée d’un nouveau post, d’une signalétique, d’une affiche, ou alors de modifications etc. Ces derniers jours, j’ai reconnu le rôle du graphiste comme étant un des plus gros piliers d’un festival ou d’un événement quelconque. D’ailleurs, je me demande justement, si le graphiste ne serait pas assez reconnu par rapport à ce qu’il devrait l’être ?

    Dans une agence de graphisme, où les employés graphistes est quasiment au même niveau les uns des autres, il y a en quelque sorte un point d’égalité entre tous. Mais pour une organisation aussi phénoménale qu’un festival… je me demande si le graphiste ne devient même pas un peu maître du bon déroulement du festival. Sans lui, pas de posts, pas d’affiches, pas de promotions. Il ne faut, bien sûr, pas mettre de côté les autres pôles gérant l’organisation et le développement du festival, cependant j’ai réellement ce ressenti qu’un festival ne tient qu’à un fil dont le graphiste à la (très grosse) responsabilité.

    Trello des tâches à faire pour le pôle communication

    Mais les choses que l’ont produit, ne sont que des tâches rangées dans un tableau. Tâches décidées et planifiées par les supérieurs, les divers pôles… jusque’à parfois vouloir aller un peu trop dans la quantité (mais avec toujours autant de qualité).

    2/(Trop) viser la quantité

    Êtes-vous pour un festival qui poste sur les réseaux sociaux des contenus intéressants, informatifs et diversifiés, mais 4-5 fois dans la semaine ? Ou alors plus pour un festival qui poste 6 fois par jour, mais qui se répète, qui vise des statistiques de likes, de vues et la régularité intense pour attirer encore et encore de potentiels intéressés ?

    Question assez récente que je me suis posée lorsque j’ai remarqué la répétition de certains posts qui n’apportaient que peu d’intérêt pour le festival. Au début de mon stage, je voyais la quantité des contenus postés censée et réfléchie. Mais, plus on avance vers le festival, plus on enchaîne la création de posts pour viser toujours plus de likes… sans grand succès. Pourquoi ? Parce que d’un côté, il y a ceux qui veulent produire beaucoup en pensant faire monter les statistiques. Et de l’autre, ceux qui sont d’avis que cela rajoute du travail pour un contenu final qui n’apportera en réalité pas grand chose, et parfois même juste de la répétition inutile. De ce fait, je n’arrivais plus vraiment à me faire mon propre avis sur la raison du travail de l’urgence du graphiste…..Est-ce à cause de l’ampleur du festival ? Ou alors à cause des quantités de contenus qu’on nous demande de produire sans cesse pour le soir même ? Aucune de ces pistes ne répond à cette problématique de l’urgence. En réalité, je suis d’avis qu’il s’agit plutôt d’un principe d’effectif et surtout de l’appréhension de chacun des pôles.

    3/Comprendre les besoins du graphiste

    Je trouve que c’est davantage un point social que je souligne ici, mais il m’a frappé lors de ces derniers jours. D’une part, nous ne sommes que 3 graphistes (des fois 4 si Clément, un autre motion designer, est appelé en renfort pour une courte durée). Je me suis rendue compte bien assez tard que cela était trop peu. Mais pourquoi est-ce que je m’en suis rendue compte aussi tard ? Parce que le rythme ne cesse de s’accélérer et la présence de 3 graphistes est bien trop faible par rapport à l’ampleur de productions que demande un tel festival (et surtout en voyant l’échéance se rapprocher de plus en plus). Je peux désormais dire que ce n’est pas la quantité des tâches à faire le réel problème… c’est l’effectif de l’équipe graphisme. Et pourquoi ne pas avoir, ne serait-ce, qu’un graphiste fixe en plus ? L’argent. Payer moins pour produire en même quantité. Problématique qui se comprend d’un côté pour un festival qui gère une multitude de personnes derrière, d’équipements, et qui cherche un chiffre d’affaire conséquent… Mais faut-il uniquement se restreindre à la question d’un salaire en plus ou en moins, plutôt que de privilégier un travail peut-être très conséquent, mais mieux réparti ?

    Diagramme représentant le ratio/la répartition entre les pôles

    En plus de cela, j’irai même jusque’à dire « mieux comprendre le graphiste ». Le fait de travailler avec divers pôles complètement écartés du graphisme, il devient plus compliqué de faire comprendre nos besoins, le temps de travail nécessaire, et d’autres principe graphiques techniques … Vocabulaire que les non initiés du festival ont du mal à assimiler. Cette mauvaise appréhension du graphiste est entièrement normale car c’est l’organisation d’un festival qui nécessite pleins de postes, de rôles divergents. Cependant, certains peuvent croire que « ça se fait en 5min » ou encore que « l’on n’est pas assez rapide ». Mais est-ce qu’il s’agit juste d’un manque de communication ? D’un manque de compréhension ? D’une ignorance involontaire du travail du graphiste ? Je dirai que c’est un peu de tout.

    Les graphistes, nous travaillons dans l’urgence constante pour satisfaire des objectifs de statistiques, des demandes imprévues, pour gérer les « priorités » de tout le monde. Travailler dans l’urgence à cause d’un manque d’effectif, du manque de communication et/ou de compréhension… pour mener à un festival ambitieux et exigeant.