Comment ça c’est déjà fini?

Le jour où j’ai commencé ce stage, je me suis dit que 3 mois ça allait être long. Nous voilà 3 mois plus tard et je me demande à quel moment 3 mois de ma vie se sont écoulés sans que je les voie.

Après la convention annuelle de l’entreprise, les posts en rapport avec celle-ci se sont enchaînés. Entre les posts Instagram, les réels, les photos à retoucher (et j’en passe), les semaines qui ont suivi cet évènement ont tourné essentiellement autour de la communication de ce dernier. Les publications étaient rythmées par un planning de diffusion sur les réseaux sociaux.

C’est au moment où ce rythme effréné entre la préparation, l’évènement en lui-même (qui, en passant, était génial) et la communication a posteriori a pris fin que j’ai commencé à prendre conscience du temps passé. Parce que quand on travaille semaine par semaine avec une seule et même date en tête et que, d’un coup d’un seul, on se retrouve avec des deadlines bien plus souples et une vision sur un plus long terme, on a une sensation de passage du jour à la nuit.

Ce stage s’est donc fini en douceur avec un enchaînement de travaux très diversifiés, comme un changement de charte pour un podcast de formation ou encore une vidéo d’introduction pour un format de live award. Ces projets ont été très variés et ont contribué au fait que je ne voie pas le temps passer, malgré la complexité qu’ils exigeaient.

Alors, que retenir de ce stage ?

La grande diversité de projets et de sujets abordés, ainsi que le contexte particulier dans lequel évolue le pôle communication, ont été très formateurs pour moi. À travers ce stage, j’ai eu l’occasion de découvrir le monde si particulier de l’immobilier. J’ai pu appréhender ses exigences, notamment pour ses documents professionnels et officiels qui ne laissent pas de place à l’erreur, tant dans leur mise en page que dans leur contenu. J’ai également découvert la façon bien particulière avec laquelle il faut s’adresser à un réseau de franchisés : bien qu’ils fassent partie de la même entreprise, ils n’en restent pas moins des clients.

Ce stage m’a donc appris à composer avec cette fine nuance et à comprendre au mieux où situer les différents curseurs qu’exige cette situation particulière en termes de communication.

Malgré tout, je me permets de me poser certaines questions.

Bien que plus qu’instructif, ce stage m’aura permis de me rendre compte que le cadre de l’entreprise me sert de moteur de motivation pour la créativité et la productivité. Mais le fait de travailler en équipe a aussi été une sorte de frein. J’avais par moments l’impression de ne contrôler ni mon rythme de travail ni les tâches à accomplir. Entre les retours de l’équipe sur des propositions déjà validées et terminées, les annulations de projets en cours de production, les retards, les contretemps et les dépriorisations, j’avais l’impression d’avancer à trois vitesses en même temps. Cela a créé des situations ubuesques où je me retrouvais parfois sous l’eau pendant une matinée, puis sans travail fixe l’après-midi même. C’est cet aspect de l’entreprise qui me fait dire qu’être catégorique sur certains sujets (comme l’organisation) peut avoir des bienfaits visibles sur la qualité ainsi que sur l’avancement des projets.

Ce stage me laisse donc avec certains doutes, mais répond aussi à certaines de mes questions :

  • Est-ce que je suis fait pour l’entreprise ? Probablement.
  • Est-ce que le fonctionnement d’une entreprise est un problème dans ma méthode de travail ? Peut-être.
  • Est-ce que je me sens légitime à m’opposer à certaines décisions ? Non.
  • Est-ce que je devrais être plus exigeant quant à l’organisation qu’on m’impose ? Certainement.
  • Est-ce que, malgré tout, cette organisation m’a poussé à me dépasser ? Absolument.

Sans langue de bois, je pense pouvoir dire que ce stage, malgré tous ses petits défauts, n’a pas manqué d’avantages et m’a permis de découvrir une énorme quantité de choses. Cela me fait dire sans l’ombre d’un doute que ça a été la meilleure expérience professionnelle que j’ai pu avoir.

PS : Certains matins, je me dis quand même que la cafetière était le meilleur élément de l’équipe.