À LA RECHERCHE DU GRAPHISME :

Pendant ces trois premières semaines, même si peu de temps est passé, j’ai pu remarquer plusieurs choses.


Pour donner un peu de contexte, je suis en stage sur un tournage en déco alternant entre l’enssembliage et le graphisme. Nous sommes encore en préparation de tournage pendant une bonne semaine.


Pendant mes deux première semaine, j’ai aidé à ranger les props (accessoires) au stock et à faire le ménage, au point que je m’inquiétais du rapport entre mon stage et mes études. J’étais une femme de ménage, une déménageuse, mais où était Ambre la graphiste ?


Pourtant, j’ai quand même retirer certaines choses de ce cours passage au stock.


-L’initiative-


Dès qu’on a reçu les camions, tout le monde était stressé et pressé de finir de ranger à temps. J’ai habituellement besoin de consignes très strictes et claires pour travailler, une mauvaise habitude qui s’ajoute à un doute permanent sur ce que je produit, mais à ce moment-là, je n’avais aucune consigne, aucune indication, à part un « improvise, fais comme tu veux pour que ça soit logique ». Et ça peut paraître anodin mais au final, cette liberté m’as fait passer d’une anxiété profonde à une certaine assurance dans ce que je faisais.


-La resilience-

Un autre point majeur dans le travail de décor -surtout quand on travaille avec des personnes notoirement perfectionnistes- c’est que chaque étape sera défaite. Il y a toujours quelque chose à modifier, on peut toujours améliorer ou optimiser ce qu’on fait. Ce qui fait que j’ai vite compris que je devrais m’habituer à devoir recommencer « tout » mon travail à plusieurs reprises, ce qui me semble assez logique dans le travail d’un designer : de devoir se plier au client et aux changements qu’il demande. Mais même au delà de ces modifications rapides, tous les efforts fournis seront remballés dès la fin du tournage, voire oubliés, jetés, vendus ou donnés si la série ne réitère pas de nouvelle saison.
Il y a presque une notion de travail ingrat, mais nécessaire.


-La patience-

Surtout pendant les premiers jours, les journées n’étaient que de longues heures d’attente. Attendre après les camions, attendre que certaines équipes arrivent ou reviennent… Étant assez motivée, chaque tâche qui m’était confiée était finie si rapidement que mes collègues ne savaient plus quoi me donner comme travail. (Ce qui -merci- a grandement changé depuis que je travaille avec les graphistes). Je ne parlerai peut-être pas de manque de communication, mais j’ai en effet remarqué que tout le monde attendait quelqu’un finalement, l’assistant attend après les graphistes qui attendent après l’imprimeur etc…

Finalement, j’en ai encore beaucoup à découvrir à travers ces deux départements qui regroupent une bonne centaine de personnes. Et je suis sûre que lors de ce stage où je travaillerai avec chaque sous-équipe, que se soit en graphisme, en illustration, en peinture, en enssembliage etc… je réussirai à tirer une expérience positive et developper des compétences qu’il s’agisse d’hard skills ou soft skills.