Aujourd’hui, je vais vous expliquer ma situation. Un beau jour, nous étions réunis, moi, Titouan (l’autre stagiaire) et Dédouze (mon maître de stage), autour d’une table pour brainstormer sur son futur site internet. Cela fait depuis le début du stage que je travaille dessus, mais nous avons enfin pu déterminer ce que nous voulions plus ou moins faire. Puis vint le moment où Dédouze déclara : « Pour l’instant, on ne se préoccupe pas de comment faire, ce sera un problème pour plus tard. »

DONC, MOI, CÉCILE BEEROO, FUTURE DESIGNER DE RENOM, dois renoncer à la question de la réalisation. Je pensais que le métier de designer était de penser ET réaliser, ce qui me donne plus l’impression d’avoir pris la place d’un client que d’un designer. C’est comme si j’avais enlevé le mot « créatif » dans « métier créatif ». Ou encore, qu’on me demande ce que je veux pour Noël parmi tous les choix inimaginables (mission impossible).
Après cette déclaration, je n’ai plus eu d’idées concernant le site. Même Titouan était aussi perdu que moi.
Pourtant, je suis libre de proposer mes idées, peu importe l’univers. Je peux m’inspirer de n’importe quels livres, films ou jeux vidéo, et pourtant rien ne vient. J’avais l’impression que chaque idée était nulle ou peu intéressante, et qu’elle ne méritait même pas d’être mentionnée. Et le fait que je ne suis pas seule avec ce problème me fait croire que je ne suis pas forcément LE PROBLÈME.
Je me suis donc demandé quelle était la raison de ce manque d’inspiration.
Ma réponse fut facile à trouver : les contraintes.
Ça peut paraître bizarre, car c’est censé nous limiter. Nos actions sont moindres et cela restreint notre créativité.
Et pourtant, c’est grâce à elles qu’un projet devient concret et intéressant. Ici, je ne parle pas du cahier des charges, car je sais ce que je dois rendre ou non, mais plutôt de limites. JE VIS pour les contraintes. Je pourrais MOURIR pour les contraintes. Je les vois comme des défis, quelque chose que je dois surmonter pour obtenir un résultat intéressant. Cela permet de remettre en question des questions que l’on ne s’était même pas posées. Jouer avec les contraintes, c’est MA raison de vivre.
Et dans cette situation présente, je n’ai presque pas de contraintes. JE N’AI PAS DE LIMITES et, étrangement, ça me limite.

Donc, permettez-moi de vous expliquer comment y remédier. (pas 100% sûr que ça marche)
Premièrement, il faut beaucoup de motivation, car ne pas trouver d’idée peut nous faire désespérer.
Deuxièmement, une bonne douche froide, et puis…
Troisièmement, il faut se donner des objectifs et créer SES PROPRES CONTRAINTES. Que ce soit une limite de temps, le fait de s’inspirer du dernier film qu’on a vu ou encore de choisir une technique précise. Tout cela va booster notre créativité et aiguiser notre champ de solutions.