Sans cadre : nouvelle dynamique (jeu de mot de sérigraphe)

J’ai débuté mon deuxième stage au sein du collectif d’illustrateurs « Kdavre Exquis« . Ce fut un changement plutôt brutal, car la dynamique est totalement différente de ce que j’avais connu chez Claire (1er stage). Le collectif se compose de 2 personnes (Maxime et Thomas), qui sont plutôt jeunes puisqu’ils ont à peu près mon âge. C’est un cadre tout autre : j’avais l’habitude qu’on me donne des « ordres »; beaucoup de choses à faire, avec des tâches précises, des visios fréquentes dans la journée et un suivi très poussé.

Ici, c’est bien plus libre.

Le premier jour a été plutôt troublant à vrai dire pour moi, car il n’y avait pas grand-chose à faire… Je les écoutais discuter de projets, de scripts, de stand, de merch, des décisions à prendre… En résumé, je fais un peu ce que je veux. Il n’y a pas vraiment de productions obligatoires de ma part, puisqu’ils gèrent l’essentiel de leur côté (ce que je comprends tout à fait). Quand on est illustrateur, on aime avoir sa propre direction artistique et tout faire un peu soi-même.

Je suis donc surtout en observation, mais ils me laissent tout de même produire quelques projets personnels ou les aider sur de petites choses pour leur futur stand.

Concernant le lieu de travail, l’atelier de sérigraphie se trouve dans une cave gérée par une association, « La Grande Masse ». Des artistes y louent l’espace et viennent quand ils le souhaitent pour sérigraphier. C’est donc un lieu de rassemblement pour de nombreux indépendants. Il y a quelques tensions entre les locataires et l’association, c’est pourquoi les artistes se serrent beaucoup les coudes, ce qui crée une ambiance très familiale. J’ai rencontré plein de personnes qui font des choses très différentes, et c’est vraiment enrichissant. J’ai l’impression de mijoter dans cet amas de créativité et ça me donne encore plus envie de produire. C’est un sentiment très motivant et agréable.

Ma 1ère sérigraphie OMG : j’ai appris tout le processus pour préparer un cadre
Et j’ai pu faire quelques tirages papier !!

On fait également beaucoup de déplacements : pour aller toiler des cadres à Colombes, ou encore récupérer une commande de t-shirts à République, des trajets qui permettent d’éviter les frais de livraison. Il y a une vraie culture de la débrouillardise ici : on limite les dépenses et on fait tout soi-même. Ce que j’aime étonnamment beaucoup.

Car si on sait faire comme ça, on peut tout faire.

Auteur/autrice : yiru

>:O !AGAGAGAGA!