Le couteau suisse de l’agence

Cette note marque la fin de ma première semaine de stage. Avant d’entrer dans le vif du sujet, je dois souligner quelque chose d’emblée : mon intégration s’est faite très rapidement. J’ai envoyé un mail, reçu une réponse en moins d’une heure, et le lendemain j’avais un entretien qui s’est avéré concluant. C’est à la fois surprenant et flatteur et cette confiance accordée dès le départ, je l’ai ressentie tout au long de la semaine.

L’élément déclencheur

Pour vous présenter rapidement le contexte, Elle est Belle est une agence de communication et de production située dans le Marais. Elle est spécialisée dans le travail avec des marques. J’ai postulé en tant qu’assistante à la production, mais je me retrouve finalement positionnée sur toutes sortes de missions, ce qui correspond exactement à ce que je souhaitais, et m’en réjouis.

Sur le plan des projets, j’ai été directement impliquée sur deux missions bien distinctes par Raphaël, mon maître de stage et gérant de l’agence. La première concerne la société IXIO, qui cherche à développer sa communication sur différents supports. L’agence a produit du contenu visuel pour eux, notamment des interviews avec différents collaborateurs de l’entreprise, montées dans un format inspiré de Konbini. J’ai utilisé After Effects pour créer des cartels en motion design, en respectant la charte graphique de l’entreprise, et j’ai participé à la préparation des questions d’interview. Puis sur Premiere, j’ai également commencé le dérushage et le montage, tout en attendant les retours du client sur la première vidéo réalisée par le monteur de l’agence. Cinq interviews restent encore à préparer. C’est un projet qui m’a donné une bonne vision du flux de production : le rythme, les attentes, et tout le chemin de la conception jusqu’à la validation client.

La seconde mission touche à Promptolog, un média informationnel lancé par l’agence, dédié à l’actualité de l’IA et présent sur Instagram, TikTok et sur le web. Ce qui m’a intéressée ici, c’est le positionnement stratégique derrière ce projet : l’agence ne se revendique pas comme spécialisée en IA, mais maîtriser ces outils est perçu comme un vrai différenciateur auprès de ses clients. Promptolog est donc à la fois une veille et une vitrine. J’ai constaté que la visibilité des contenus était encore limitée, et après un appel avec la personne qui s’en occupait avant moi, j’ai commencé à retravailler la direction artistique pour rendre les publications plus attractives et visuellement cohérentes. Mon objectif serait de créer une identité visuelle propre au média, je veux un feed identifiable, qui donne envie de s’abonner. Cette mission m’a aussi amenée à me poser une question de fond : qu’est-ce qui rend un média vraiment attractif ? J’ai essayé de faire le lien avec ma prépa pour le CELSA, en mobilisant quelques concepts de sociologie des médias pour nourrir ma réflexion.

Planches Figma montrant mes recherches graphiques pour le média

Il serait honnêtement trop tôt pour tirer des conclusions définitives après seulement quatre jours et deux projets. Ma posture cette semaine a surtout été celle de l’observation et de l’adaptation rapide. Ce qui me reste en tête, c’est cette impression d’avoir été embarquée à pleine vitesse, ce qui, finalement, est sans doute la meilleure façon d’apprendre. J’ai également eu une discussion franche avec mon tuteur, qui m’a confié être surpris par mon niveau en deuxième année et par la polyvalence des domaines et des outils que je maîtrise. Je l’admets, je suis ressortie de cet échange un peu flattée !

De la confiance !

Lorsque je suis arrivé le premier jour, je me suis senti tout de suite très à l’aise, avec les personnes mais aussi le lieu. Bolero est une entreprise d’investissement dans des parts de propriété intellectuelle dans la musique (je n’allais évidemment pas devenir investisseur) Mais ma mission était de créer des visuels, du contenus pour les réseaux sociaux et plus, essentiellement de la vidéo, montage et motion et je ne pensais pas avoir autant de responsabilité. On m’a rapidement mit dans le bain et j’ai tout de suite commencé à montrer mes skills en montage (que je n’avais pas). William, le directeur, me présente à Ninon, la directrice artistique avec qui je vais travailler principalement durant mon stage. En réalisant le “derush” de ma toute première vidéo, j’ai été surpris de découvrir que j’appréciais plutôt bien cette tache, mais je me suis aussi rendu compte que quelques minutes d’inattention font très vite perdre le fil (une blague qui fuse dans le bureau par exemple)

Montage d’un réels pour Instagram et TikTok sur Adobe Premier Pro

Mon travail est de passer d’une vidéo filmée pendant 15 min à un résumé d’1 min au maximum à la fin du derush. Puis vient le montage avec les sous-titres et les vidéos libres de droits pour illustrer les phrases du présentateur. Chaque fois que je finissais une vidéo, j’étais extrêmement content et satisfait d’y arriver !

Bureau dans une seule pièce avec plusieurs table,
la salle de réunion est commune !

Je prends rapidement le rythme et sur les 2 premier jours je prends même de l’avance ! (presque 2 vidéos d’avance, c’est dingue)

Viens alors le moment où j’ai compris qu’ils me faisaient confiance, bien plus que je ne le pensais. 

Lors d’une réunion pour préparer des idées de visuels pour un salon à Lisbonne, ils se sont questionnés sur comment Bolero pourrait s’intégrer et se démarquer parmi les autres. Les idées ont fusé et soudain, à la fin de la présentation au CEO de Bolero, un moment de blanc apparait. 

William se tourne vers moi et me demande sincèrement mon avis sur tout ce qu’ils viennent d’évoquer. J’ai répondu ce que je pensais de chaque idée et de ce qui m’a paru le plus efficace, j’ai également proposé mes services, pour de la 3D ou des visuels merch.

Des suites de ca ils prévoient de me faire faire des choses importantes et me mettent alors sur un gros montage. Ce travail me fait alors comprendre ma place ici et l’importance que j’ai sur leur image, à travers la diffusion sur internet, et pas seulement pour l’entreprise Bolero ! 

Le Motif (Olivier de son vrai prénom), artiste et vidéaste présent sur les réseaux sociaux, qui a contribué au développement de Bolero, à récemment fait une vidéo long format avec le directeur William qui sera posté sur Youtube. Ce format doit être désormais réduit pour être diffusé sur les réseaux sociaux. L’enjeux est énorme pour Boléro car Le Motif va reposter ces vidéos, diffusant ainsi l’existence de Boléro à ses plusieurs milliers d’abonnés (il y a alors un vrai enjeu de bien faire les montages pour montrer notre professionnalisme)

Le Motif a un vrai droit de regard sur nos montages et doit valider chacune de nos vidéos avant qu’elles ne soient partagées. 

Jeudi soir, nous avons eu des retours sur 2 formats courts qu’il a fallu corriger au plus vite pour le soir même. Je finis alors 1h plus tard et envoie tout avant de partir des bureaux. Tout ça pour que j’apprenne que nous n’étions pas certains que Le Motif allait pouvoir regarder les vidéos aujourd’hui vendredi, avant de partir en week-end… 

Vendredi télétravail où je continue de produire des formats courts. 

J’ai été mis dans le bain du travail très vite, ce qui m’a rapidement mis à l’aise pour collaborer avec les autres. Etant donné que mon travail était supervisé par Ninon, la directrice artistique de Bolero, cela était rassurant pour éviter les erreurs. 

Cependant, il y avait des moments où j’avais l’impression de devoir retravailler la même vidéo 40 milles fois (ce qui rend un peu fou à la fin de la journée)

Malgré tout, cette expérience m’a permis d’acquérir une grande expertise sur Adobe Premiere Pro, et je ne suis qu’au début de mon stage.

Je vois qu’ après avoir rapidement intégré leur équipe, je leur semble déjà digne de confiance et le directeur n’hésite pas à me proposer de faire certains visuels que Ninon avait l’habitude de faire, afin de l’alléger mais aussi avancer sur d’autres projets.

Je comprends qu’ils me font confiance, ça me met la pression mais je comprends que je peux me rendre tous les jours très utile !