Comment garder la motivation ?

Ce stage est arrivé à sa fin, j’ai été ravi de pouvoir contribuer au projet global de ma maîtresse de stage qui part avant tout d’un besoin qu’elle ressentait pour aider les plus jeunes (entre autres), et non d’une recherche de profits insensée, le tout dans un cadre professionnel souple et plutôt agréable.
Ces conditions m’ont permis de trouver du sens dans ce que je faisais la plupart du temps, mais il arrivait parfois que cela ne suffisait plus à trouver la motivation.

La première partie du stage portait plutôt sur la découverte de l’univers du projet ce qui était plutôt stimulant et plaisant notamment avec les sorties pour des photos, les visites…
Au fur et à mesure de l’avancée du stage je m’habituais à l’univers ce qui m’a permis de faire un projet plus important qui demandait plus de temps, après avoir alterné sur plusieurs projets de moins grande envergure.
J’ai pris du plaisir à contribuer à ce projet qui consistait en la réalisation de la maquette Figma de l’application mobile, notamment parce que j’étais particulièrement à l’aise sur le logiciel. Ce projet m’a d’ailleurs permis de me confronter à la réalité d’un tel projet dans le monde professionnel, où l’étape de conception demande souvent de nombreux ajustements et retours en arrière.
Évidemment j’étais là pour faire une application qui répond au mieux aux attentes, mais ça s’est parfois avéré moins évident que prévu : j’ai notamment ressenti les limites de la délégation d’un projet (de ma tutrice à moi) dans des situations où même en suivant à la lettre une idée de départ, les attentes pouvaient évoluer au fil de la visualisation du projet.
Ces allers-retours m’ont parfois donné le sentiment de stagner, mais m’ont fait réalisé des inconvénients du fait de déléguer un projet et de l’importance des retours dans des cas où le résultat doit correspondre de façon précise aux idées d’un commanditaire.

J’ai beaucoup apprécié la diversité des projets que j’ai pu faire, même si certains m’ont moins parlé, d’autres m’ont vraiment plu. Cette alternance m’a confirmé que la motivation au travail dépend beaucoup de nos préférences personnelles et si les projets s’y rapportent. Cela m’inquiète un peu pour la suite sachant les conditions favorables dans lesquelles j’ai exercé durant ce stage, où l’on était plutôt écoutés.

Je suppose que le fait que ce ne soit pas directement l’un de mes projets, peut-être plus précisément le fait que la motivation que j’employais ne serait pas directement liée à mon plaisir d’avancée, m’a un peu freiné et refroidi dans l’idée que je me faisais du graphisme dans le monde professionnel.

J’ai une idée plutôt précise de la façon dont j’aimerais pratiquer ensuite, mais cela nécessite de passer par une phase moins agréable pour constituer un apport nécessaire au développement de cette idée. Je ne sais pas si elle est viable et elle me fait me questionner sur le rapport que l’on doit entretenir en tant que graphiste : de quelle façon devons-nous servir l’autre ? J’aimerais pouvoir servir tout en gardant du plaisir à créer et ne pas voir la pratique comme simple source financière, ce qui ne fait que lui nuire je crois.

les différentes étapes décrites dans le texte précédent sont retranscrites sur cette image de facilitation graphique.