Mon patron, ce client

En participant à la communication interne de World+, je n’ai pas de clients externes. Pourtant, j’ai découvert un client très exigeant au sein même de mon entreprise.

La hiérarchie de World+

Au fil des semaines au pôle graphisme, j’ai assisté Maël le lundi et le mardi, et pris en charge certains projets tous les autres jours. J’ai réalisé que le poste de stagiaire que j’occupe est en réalité intitulé « Assistante Image ».
Cela signifie que je ne suis pas simplement en apprentissage, mais que j’assiste le Directeur Image en début de semaine et le remplace le reste du temps.

Datavisualisation de mes différents lieux de travail

J’ai éprouvé des sentiments mitigés concernant les différentes activités depuis mon arrivée. Pendant longtemps, j’avais l’impression que rien ne décollait.

Les projets reprennaient progressivement pour les set designers, mais les graphistes ne travaillaient pas directement pour eux. Il n’y a d’ailleurs ni expositions ni catalogues à produire pour 2023-2024, ce qui fait que je ne suis rattaché à aucun projet particulier et que j’arrive le matin sans savoir les tâches à faire et les objectifs.

J’ai donc compris progressivement mon rôle pour ce stage : nous travaillons pour Vincent Olivieri, construisant et diffusant l’image de son entreprise pour attirer clients et partenaires.

Il est très pointilleux sur cette image, mais sans avoir d’idées précises sur ce qu’il souhaite transmettre. Cela rend la création et l’approbation de projets compliquées : il sait ce qu’il ne veut pas, mais n’est jamais sûr de ce qu’il veut. Il est exigeant parce qu’il est directeur artistique, mais il n’est pas graphiste donc il se repose sur l’équipe Image, ce qui est normal. Malheureusement, aucun visuel ne peut être validé sans son accord, car c’est sa société. Cela conduit à un interminable jeu de ping-pong entre création et prise de décision. Mais sans avoir plus d’indices sur la direction à prendre.

La roue des réponses de Vincent

Jusqu’à présent, mes productions étaient peu importantes et stimulantes car je travaillais principalement sur la communication interne administrative. J’ai envoyé des mails, fait des exports de productions que je n’avais pas réalisé, fait du benchmarking, redimensionné des vidéos montées par d’autres personnes. Peu de tâches créatives. J’ai trié et uploadé des contenus pour le site internet, remplacé des photos dans d’anciennes brochures, et mis des logos sur des poubelles de tri. Des tâches nécessaires, mais peu gratifiantes.

A cette époque, j’apprenais principalement sur les relations professionnelles, les chiffres d’affaires et le fonctionnement des différents pôles de l’entreprise, plutôt que sur le rôle d’un graphiste en entreprise.

Je passe la plupart de mon temps en autonomie, les bureaux étant souvent vides de graphistes. Je manquais de directives claires et je devais souvent demander des fichiers ou des instructions pour commencer une tâche. Malgré mes efforts pour proposer des idées et demander des directives claires, la communication chez World+ reste compliquée, surtout avec Vincent, notre principal « client ».

Nous travaillons actuellement sur la refonte du site web, publié la semaine prochaine si tout va bien. Bien que la structure soit finalisée, la forme reste difficile à concrétiser. Le nouveau site doit refléter le concept de l’entreprise, qui ne se positionne plus comme agent de set designers, mais comme partenaire. Cette transformation nécessite une communication renouvelée à travers son image et le site web.

Il est crucial d’analyser les messages envoyés aux clients via notre site. Une idée brillante sur la hiérarchisation des projets peut parfois négliger les set designers partenaires. Il faut toujours trouver un équilibre entre ce que Vincent imagine, puis ce que Maël propose graphiquement en accord avec ses idées. Souvent, Vincent n’aime pas nos propositions, et parfois même ses propres propositions. Cela crée de nombreux échanges et ajustements pour satisfaire ses attentes évolutives, ce qui est son droit en tant que directeur. 

Mais être chef d’entreprise n’est pas sa seule activité, et il doit aussi travailler en tant que set designer, alors parfois nous n’avons pas de nouvelles pendant plusieurs jours.

J’ai noté une phrase de Maël : « Lors de nos appels, je demande des retours sur la structure générale, mais il se focalise sur des détails. Cela freine notre progression car il a le sentiment que rien n’avance et qu’il faut tout recommencer. »

Sans directives claires, nous tâtonnons. Sans plan de communication précis, nous nous basons sur des références de nos homologues. L’équipe Image tente d’imposer une organisation plus structurée. Elle teste des créations qui ne sont pas validées, et doit souvent recommencer. Cela affecte mon travail car je dois aussi sans cesse refaire des productions pour répondre aux exigences.

Un exemple de mes tâches personnelles

Aujourd’hui je m’en suis détachée, à la fois parce que je me suis habituée, puis parce que les choses commencent doucement à changer. J’ai enfin commencé à produire des visuels plus intéressants. Mes contributions sont désormais prises en compte. J’ai demandé à participer à des tâches diverses et à assister à des shootings pour comprendre le rôle de World+ en dehors de la communication interne. Entre photos, vidéos, newsletters éditoriales, mises en page de brochures et design de merchandising pour la marque, depuis 2 semaines j’ai mieux expérimenté la vie en entreprise en tant que créative.

Montage condensé de mes activités plus créatives

Nous sommes au milieu de cette expérience de 3 mois.
Mon stage chez World+ me permet d’apprendre à naviguer dans un environnement exigeant sous la direction de Vincent Olivieri et de Maël. Plutôt que de développer des compétences techniques, j’ai développer encore plus ma capacité à m’adapter, à prendre des initiatives et à travailler de manière autonome, tout en apprenant à gérer les attentes d’un client interne exigeant.

Faïza scénographe ??!

Dans cet article, je présente un projet

Voilà maintenant 3 semaines que je suis en stage dans l’agence BlackRainbow, dans le 11ème arrondissement de Paris. J’ai eu l’occasion de faire de multiples projets graphiques tels que de l’affiche, mais aussi de l’illustration (designs de vêtements).

Mais voilà que ce Lundi 6 mai, Jay mon tuteur m’interpelle pour me demander de travailler sur un nouveau projet. Curieuse, je regarde attentivement l’écran de son Mac qui montre un pdf.

Il s’agit d’une collaboration pour un pop-up store entre Adidas, le célèbre hôtel « Le Bristol » et la marque de vêtements Sporty and Rich. Le but de ce pop-up store est de célébrer et mettre en avant une collaboration entre Adidas et Sport & Rich, le tout au sein de l’hôtel. Les produits étant prêts, je me demande alors dans quel but vais-je devoir intervenir.

Jay m’explique que l’agencement du pop-up store n’est pas encore prêt, mais encore moins l’entrée. L’agence doit ainsi intervenir pour mettre en lumière et créer un endroit qui serait attractif, et surtout compréhensible (les signalétiques & pictogrammes doivent être mises en avant pour que le client sache ou circuler.) Le tout en reprenant la Direction Artistique des marques de vêtements ET de l’hôtel. Enfin bref, ça n’est pas une mince affaire.

Il s’agit donc pour moi d’effectuer un long travail de recherche. Même si j’ai une vague idée des marques que je dois représenter, je me dois de faire des recherches en amont sur les valeurs et esthétiques de l’hôtel et des marques en question. Je me dois aussi de connaître les actuels directeurs, ce qu’ils ont pour ambition enfin bref, Prendre TOUT ce qui m’aiderait pour la réalisation de la scénographie.

La première étape est d’analyser les moyens visuels et l’esthétique des marques que l’on étudie.

Ce que j’aime dans ce travail est qu’au delà du graphisme en tant que tel, je participe vraiment au choix du design d’objet, je dois tout penser en fonction de l’espace. J’aime beaucoup cette mission et j’ai vraiment hâte de concrétiser le projet. Peut être que je finirais scénographe en fait …😋

Communiquer en équipe !

Comment communiquer avec les autres membres d’une société ? Afin de mieux s’organiser soi-même, mais aussi en groupe. Comprendre qu’être intégré dans une entreprise cela passe aussi par la parole. Comment donner la parole, comment échanger des idées ? Beaucoup de questions qui me sont venu à la fin d’un projet dans lequel il fallait prendre des décisions en équipe.

C&P, cools et productifs.

Déjà une semaine au sein de l’agence Castor & Pollux !

Si je devais décrire spontanément les employés qui y travaillent, ce serait très sympathiques, cordiales, drôles, mais également professionnels, organisés et méticuleux. Au sein de cette agence, qui, à ma surprise, ne comporte pas une vingtaine de personnes, mais une cinquantaine réparties sur deux étages et certaines villes de France (quelques employés, comme les développeurs web, en distanciel depuis Tours), tout le monde collabore avec une simplicité et sincérité déconcertante ! Ça sonne peut-être très utopique, et ça ne fait qu’une semaine que j’y ai mit les pieds, cependant j’ai vraiment l’impression que cette bonne cohésion est véritable.

Au delà des merveilleux employés, les locaux le sont tout autant 🙂 ! Tous les lundi, un meeting a lieu, traitant des nouveautés au sein de l’agence, ainsi que des travaux à réaliser au cours de la semaine. Et attention, pas n’importe où, mais dans un superbe coin à l’aspect cocooning ! Le personnel des deux étages descend sur place, et un écran rediffuse un appel Google Meet pour les employés en distanciel.

Locaux : coin pour les meetings le lundi / vue sympathique du 2e étage de l’agence.

Après un tour rapide des locaux, Noé Melon, mon tuteur, directeur de création, m’a présenté les différents logiciels utilisés pour communiquer et collaborer sur des fichiers communs avec les autres employés de C&P. Au cours de cette semaine, j’ai également été en contact avec Emeline, directrice artistique, et Cédric, concepteur rédacteur (ainsi que les chiens de deux autres employés qui venaient nous voir de temps à autre !).

Je découvre de nouveaux logiciels utilisés à l’agence.

Ils m’ont d’ailleurs gentiment prêté un Mac ! Au cours de cette semaine, j’ai appris à me servir des logiciels mentionnés plus haut, à retenir de nouveaux raccourcis claviers, le vocabulaire professionnel, les prénoms d’un maximum d’employés, ainsi que les codes nécessaires de l’ascenseur pour accéder aux autres étages (oui, par sécurité il faut rentrer un code à chaque utilisation). Plus sérieusement, j’ai pu également me re-familiariser avec Notion ainsi que Figma, que j’ai principalement utilisé (et que j’apprécie toujours autant).

Mon espace de travail et le Mac qu’ils m’ont prêté.

Parmi les travaux confiés, j’ai pu réaliser des key-visuals pour un appel d’offre de Evaneos, une agence de voyage. En plus de ça, j’ai mis en page sur Figma, en collaboration avec Noé, une page reprenant la charte graphique de leur site web. Concernant ce projet, j’ai assisté à quelques réunions entre Noé, Cédric ainsi que deux autres créatifs, pour discuter de la façon d’amener plus de clients sur le site de Evaneos, et qu’ils y renseignent leur adresse mail, via des posts et réels Instagram (réflexion sur un funel).

Quelque chose qui m’a surprise, c’est lorsqu’ils ont mentionné que le travail effectué, dans ce cas pour Evaneos, n’était pas rémunéré à moins que ces derniers sélectionnent le projet de C&P, et non pas celui d’une des deux autres agences concurrentes, répondant également au même appel d’offre.

Key-visuals pour l’appel d’offre de Evaneos.

Plus tard dans la semaine, j’ai pu aider Emeline à faire des recettes graphiques sur un site web en cours de développement, c’est à dire vérifier que le produit réalisé correspond visuellement à ce qui était prévu, et donc vérifier et relever les différentes erreurs apparentes. Cela vise à aider les développeurs web.

Recettes graphiques pour le site web d’une artiste en préparation.

En fin de semaine, je me suis penchée sur la réalisation d’un GIF cliquable qui sera présent sur la newsletter de C&P, mettant en avant Version, une sorte d’extension de leurs services à l’agence.

V1 d’un .gif pour la newsletter de C&P.

Malgré les fatigantes 2 heures de transports quotidien, je peux dire que c’est tout de même avec hâte que je retrouve Castor & Pollux et ses équipes chaque matin !

Au cœur de la mode avec MOLLI

MOLLI une histoire centenaire

Depuis le 8 avril, je travaille dans la maison MOLLI, située dans le 7 arrondissement
de Paris,
à 5 minutes à pied de l’hôtel des Invalides.

carte de paris

« MOLLI est une maison au savoir-faire unique dans l’art du tricot
depuis ses origines, molli tricote des vêtements en maille fine
d’une extrême qualité. »

« Charlotte de Fayet reprend la marque centenaire pour lui tricoter un nouveau chapitre. Cette amoureuse inconditionnelle de MOLLI, entourée d’une équipe de femmes, réinvente de saison en saison un vestiaire composé de vêtements en maille fine, délicate et texturée.
La marque est vendue dans quatre boutiques à Paris
et aux quatre coins du monde. »

https://www.molli.com/pages/molli-depuis-1886
zone géographique de MOLLI dans le monde

À mon arrivée,j’ai été assez surprise par la surface du bureau qui est disposé en longueur.
On entre tout d’abord dans un couloir qui mène au bureau de Corinne, chargée des ressources humaines, et de Maryten et Raphëlle en charge des finances et des fournisseurs.
Ensuite, le couloir donne accès aux différentes pièces principales : le bureau com/web
où je travaille avec Yasmine, Aglaé, Fanny, Sonia et Marion, l’atelier des stylistes, la tente
(qui est un lieu de réunion ou pour se reposer), le bureau de Charlotte qui a racheté et détient maintenant MOLLI depuis 10 ans, et Noémie, celle qui gère également la marque en assistant Charlotte. Ensuite, on arrive au showroom où sont exposées les dernières collections (confidentielles à l’heure actuelle), puis à la cuisine avec la terrasse.

le bureau
le bureau

Ma tutrice est Yasmine, la directrice artistique chez MOLLI depuis plus d’un an,
qui m’a directement mise à l’aise et mise au travail par la même occasion en commençant
par m’expliquer le drive sur lequel elles travaillent (oui, MOLLI est 100 % girl power ! ). Charlotte souhaite enregistrer l’ensemble de ce qui est fait chez MOLLI depuis 2014, lorsqu’elle a repris la marque. Ah oui ! Par ailleurs, MOLLI est une marque qui existe depuis 1886,
et Charlotte souhaite la rendre la plus moderne et attrayante possible tout en conservant l’aspect artisanal des mailles, qui est la technique utilisée par la maison.

la team com / web

Avec cette première vision sur le drive, je me suis rendu compte d’un point plus qu’important. Si je me trompe d’emplacement pour ranger le fichier ou s’il ne répond pas aux attentes des filles et surtout à celles de Charlotte, cela peut donc retarder l’envoi aux fournisseurs,
à la presse, aux femmes influentes avec qui nous travaillons… Ainsi, l’objet d’étude
que je souhaite aborder dans cette note est l’aspect que, du point de vue du graphiste, l’ensemble d’un projet, que ce soit pour les réseaux sociaux, le site web, la presse…
doit être bien réalisé et surtout respecter les délais afin de ne pas impacter l’ensemble
du bureau.

Ce qui me plaît beaucoup chez MOLLI, c’est que nous devons toutes travailler ensemble
d’une certaine manière et répondre aux attentes, par exemple du pôle RH qui a une demande du fournisseur pour une étiquette, ou une demande des filles qui s’occupent des relations internationales et qui ont besoin d’une carte d’envoi de presse afin de présenter un nouvel arrivage d’un haut, une demande de Charlotte qui souhaite réinvestir la charte graphique
dans de nouvelles présentations pour, par exemple, regrouper l’ensemble de la papeterie
et des packaging afin de retrouver les différents formats, matières, fournisseurs…

En tout cas, même si cela ne fait que trois semaines que j’ai commencé, je m’y sens vraiment bien et très intégrée dans l’équipe (j’ai même un premier appel avec Charlotte, Noémie, Fanny qui s’occupe du web, les fournisseurs packaging et papeterie et moi-même en tant que graphiste, car ma tutrice sera en vacances. Pas trop de pression franchement ! ).

Je pense réellement que ce stage me sera bénéfique en terme de relationnel et de travail.

MOLLI
MOLLI

Des clients Top Secret

Cela fait trois jours que j’ai commencé mon stage au sein de l’Agence We-We, un studio de création graphique composé de cinq employés ayant tous une formation de graphiste. Dès mon arrivée, j’ai été plongée directement dans une réunion de débriefing de tous les projets en cours, et il y en a beaucoup, dont certains sont top secrets. J’ai été affectée à la réalisation de créations graphiques pour l’un de ces projets top secrets, et j’ai pu être confrontée aux clients, souvent très stressés, de l’Agence. Ma tutrice, Marine qui est directrice artistique mais aussi la fondatrice de We We, m’a informée des nombreuses choses que je ne devais pas communiquer sur ce projet. Elle-même a dû signer de nombreuses clauses de confidentialité, interdisant le partage des créations. Les dossiers sont même renommés à l’aide de codes secrets pour éviter le plagiat en cas de vol de données ou autre (oui oui, on atteint ce niveau de psychose). J’avoue que je me sentais un peu comme une infiltrée en travaillant sur ce projet.


Illustration de l’échange avec ma tutrice sur le nom des dossiers.

Les relations clients avec l’Agence, c’est une grande histoire faite de haine et d’amour. La communication peut faire perdre énormément de temps dans le processus de création, et aussi beaucoup d’argent. Beaucoup minimisent les frais chez l’imprimeur, ou encore le coût de réalisation d’une maquette V1, qui est très élevé. Les devis sont souvent retouchés et changent tous les matins, les envois de photogravures sont souvent refaits plusieurs fois à cause des retours qui sont parfois aléatoires et très constants, entre les mails et les coups de téléphone, cela n’arrête pas. Bien sûr, ils ne sont pas tous à côté de la plaque, mais malheureusement, ce sont souvent les plus gros clients qui changent d’avis très régulièrement. Il faut alors faire preuve de patience et beaucoup d’autodérision pour faire passer la pilule.

Malgré des retours parfois très secs des clients, We-We essaie toujours d’avoir une longueur d’avance sur le choix et le format des éditions ou de l’identité visuelle mise en place lors de leurs différents projets. J’ai trouvé ça très chouette que grâce à leur expertise, ils arrivent à convaincre le client dans leurs idées. On ressent une énorme passion pour l’impression ou encore le choix des papiers et des techniques d’impression, qui sont primordiaux, entre offset et couchés, un papier plus ivoire ou plus blanc. À chaque nouvelle création, ils trouvent toujours des techniques ou des formats qui sortent de l’ordinaire pour proposer des produits uniques et qui sortent des objets commerciaux traditionnels. Marine m’a énormément expliqué comment ils façonnent et réfléchissent à leurs objets, et c’est cette originalité qui leur permet de réaliser des projets de grande envergure avec des clients de grande importance, qui touchent et englobent le monde entier. J’ai hâte de découvrir encore plus d’aspects de l’agence, notamment en assistant à l’impression des futurs projets, en rencontrant davantage de clients, et en créant de nouvelles mises en page et missions graphiques. Je vais beaucoup apprendre et ça c’est chouette !

Photographie annotée, d’une pièce de l’Agence.
Photographie de mon bureau 🙂

Une onde de bonheur !

Façade du théâtre de L’Onde

Lundi marque le début de mon stage à L’Onde ! Situé à Vélizy, L’Onde est un théâtre, une scène conventionnée d’intérêt national – Art et Création pour la danse, embrassant la culture contemporaine.

Aimant la culture, ce stage représente pour moi une opportunité de me plonger au cœur de la culture et d’y découvrir l’envers du décor, comme une infiltrée 😉

Dès mon arrivée, je suis frappée par l’ampleur du théâtre. Les premiers jours sont un dédale, les espaces se ressemblent et il est facile de s’y perdre. Un vrai labyrinthe ! Tous les espaces sont blancs, ce qui donne une froideur au lieu. 

Centre d’Art, suite du démontage
de l’exposition « WAOUH » de V. Perrottet

Mais ma première impression est vite contrebalancée par l’atmosphère conviviale qui règne. L’équipe, composée d’une trentaine d’employés permanents, sans compter les vacataires et intermittents, me fait me sentir rapidement chez moi. Parmi eux, Karine, responsable de la communication, joue le rôle de ma tutrice. Priscilla, chargée de communication, est ma collègue de travail et ma compagne de bureau, partagé avec trois autres responsables publiques, créant parfois une cacophonie joyeuse.

plan du bureau partagé

Malgré l’agitation, l’équipe respire la chaleur humaine. Cette ambiance détendue tranche radicalement avec le cadre scolaire auquel je suis habituée. Chaque journée est marquée par cette convivialité.

Pourtant, des tensions ponctuent le quotidien. Les échanges avec la graphiste ou avec une metteuse en scène exigeante, me confrontent rapidement à la réalité du milieu. Mais, ces défis font partie intégrante de l’apprentissage et du milieu professionnel.

Malgré des différends et la pression constante pour préparer la prochaine saison, l’atmosphère reste sereine. Les mercredis, toute l’équipe attend avec impatience les desserts réconfortants (gaufres, crêpes, gâteaux…) que Sophie prépare. Cela devient des moments de complicité, renforçant la cohésion de l’équipe.

La rencontre informelle avec la photographe Namsa Leuba illustre cette ambiance détendue. Le discours du directeur, loin des formalités attendues, transforme la rencontre avec l’artiste en moment de pause décontractée autour d’une table garnie de gâteaux ! 🤩

Montage de l’exposition « Tropicadelic » de Namsa Leuba au Centre d’Art de L’Onde
(Vernissage samedi 27 avril 2024 😉 )

L’organisation du travail surprend également. J’ai une liberté et une confiance qui met données dès le début de mon stage. Cette autonomie s’étend aux horaires de travail et aux missions, offrant une bouffée d’air dans ma routine.

La richesse culturelle est palpable à chaque instant. Les échanges avec les collègues élargissent mes références artistiques et du spectacles vivants. La diversité des missions confiées, du site internet, programme de salle à la présentation de saison, enrichit mon expérience.

Programme de salle et vidéo de soirée

De plus, le stage est jonché de rencontres, de discussions, d’échanges comme avec Vincent Perrottet, Namsa Leuba, Marion Conejero, les comédiens, les metteurs/metteuses en scène et les productions des différentes compagnies…

Montage dans la grande scène de la pièce de théâtre Iphigénie d’Anne Théron & Tiago Rodriguez
Montage dans la grande scène de la pièce de théâtre Odyssées 2020 de Noémie Rosenblatt

La jeunesse de l’équipe surprend. L’image traditionnelle du théâtre est bousculée par cette moyenne d’âge jeune. Cette vitalité se reflète dans l’énergie déployée au quotidien.

Pourtant, des obstacles surgissent. La dépendance du théâtre à la mairie, notamment pour le matériel informatique, devient contraignante. Les problèmes techniques ont affecté ma manière de travailler, nécessitant des solutions de substitutions en attendant des améliorations.

Malgré ces défis, je m’épanouis dans cet environnement stimulant et joyeux. Chaque jour apporte son lot de découvertes et d’apprentissages, confirmant ma passion pour le monde culturel et le spectacle vivant. J’espère que cet enthousiasme envers la culture et l’art se poursuivra !

Une atmosphère inattendue

Première semaine de stage chez Atalia : me voilà plongé dans un environnement professionnel et ludique. Et malgré sa proximité avec l’univers si divertissant des jeux de société, Atalia me surprend par son contraste apparent.

Dès mon arrivée, j’ai été frappé par l’atmosphère singulière régnant dans les locaux de l’entreprise. Contrairement à l’image que je m’étais imaginé d’un tel environnement, où la communication et le partage sont au cœur des échanges, je me suis retrouvé dans un espace restreint, en compagnie uniquement du gérant de l’entreprise. Des murs blancs, quelques jeux accrochés au mur et deux bureaux face à face. La sensation de proximité que l’on associe souvent aux jeux de société s’est ainsi trouvée quelque peu altérée.
Cette surprise s’est ensuite amplifiée à mesure que je découvrais les méthodes de communication utilisées au sein de l’entreprise, principalement basées sur des outils tels que Skype.
Cette dématérialisation des échanges, bien que cohérente avec les réalités du monde professionnel contemporain, m’a semblé éloignée de l’interaction directe et conviviale que je m’étais imaginé.

Cependant, l’étonnement le plus saisissant est venu de l’autonomie dont j’ai bénéficié dès les premiers jours de mon stage. Bien que des tâches précises et des objectifs concrets me soient assignés, j’ai été frappé par la liberté qui m’a été accordée dans la manière de les aborder et de les réaliser. Contrairement à mes attentes, où je pensais être encadré de manière plus étroite, j’ai été confronté à la nécessité de prendre des décisions par moi-même.

Je tiens également à noter que les projets qui me sont confiés sont orientés vers la communication des produits et les échanges entre distributeurs, plutôt que sur les jeux en eux-mêmes. Bien que cela puisse différer de mes attentes, je trouve néanmoins ces missions très intéressantes.
Elles me permettent d’explorer l’univers ludique sous un angle différent, tout en exigeant un travail de réinvestissement des chartes graphiques des jeux, ce qui représente un certain défi pour moi.

Il est évident que l’entrée dans le monde professionnel après des années d’école est surprenante. Pas tant par les méthodes et les protocoles de travail que par les habitudes.
C’est troublant de se retrouver dans des locaux en banlieue parisienne, sans avoir à attendre les horaires d’ouverture ou à débuter sa pause déjeuner à une heure précise. Le simple fait de déroger à la routine qui s’était installée depuis le début du DNMADE me stimule au plus haut point.

J’ai hâte de voir ce que qu’Atalia me réserve pour les prochaines semaines !

Apprendre de ses erreurs et de ses déceptions

Bon, c’est bientôt la fin… C’est clair que ça va faire bizarre, j’ai l’impression que c’est juste au moment où je commence à me sentir à l’aise que je dois repartir. Presque comme si j’avais passé trois mois à m’installer, et que c’était déjà la fin, avant même que le vrai stage commence. Je maîtrise enfin mon rôle de game master, j’arrive enfin à m’adapter aux groupes qui raisonnent de manière incompréhensible…

C’est souvent les groupes qui réussissent le mieux au début qui finissent bloqués sur les énigmes les plus simples

Enfin, je parle de maîtriser mes tâches, mais j’avoue, je fais encore parfois des erreurs. Même des grosses erreurs.

Non, je n’avais pas activé l’aimant en début de partie…

Mais finalement, c’est des erreurs dans ce genre qui sont les plus formatrices. Je peux affirmer que, maintenant, je suis bien plus rigoureuse dans mon travail. Et c’est une difficulté en plus, trouver comment rassurer et guider les clients en direct malgré les erreurs qu’on a fait. Car finalement, le plus important, ce n’est pas l’intégrité du jeu, mis bien l’intégrité de l’expérience joueur. Ce qui compte, c’est que le joueur passe un bon moment en restant dans l’immersion du jeu, sans soupçonner les rouages et mécanismes qui fonctionnent de l’autre côté. Je pense que c’est la seule situation où on me demande de cacher mes erreurs en espérant que personne ne les remarque, plutôt que d’avouer m’être trompée…

Pour ce qui est de la médiation sur les réseaux sociaux, j’ai eu une expérience assez décevante. Des propositions qui n’ont pas été retenues aux commandes fades, je me rends compte maintenant que j’ai pas mal de regrets. J’aurais dû défendre mes idées avec plus de conviction, plutôt que me taire et exécuter bêtement.

Ce que j’ai publié durant mon stage

J’ai eu l’occasion de discuter avec un autre stagiaire pour préparer une campagne Instagram interactive, où les abonnés pourraient voter pour orienter les aventures d’une victime coincée dans un escape game et essayer de s’en sortir. Les décors de la salle étaient parfaits pour filmer, et en quelques heures on a pu se baser dessus et scénariser la trame globale et les différentes branches de l’histoire. Tout ça, pour finalement ne pas réussir à convaincre Olivier (le manager), qui a préféré garder des choses plus classiques, donc des posts normaux à base de slogans sur des images de stock.

C’était une expérience assez désagréable, non seulement parce qu’on a été frustrés qu’Olivier refuse de laisser sa chance à notre idée, mais aussi parce qu’on avait passé beaucoup de temps à la développer. Sur le moment, on s’est senti un peu cons d’avoir élaboré toute une campagne à publier sur plusieurs semaines, avant même d’avoir proposé l’idée à Olivier.

Je savais que travailler pour un client était une tâche difficile, et que trouver le compromis entre intégrité artistique et demande précise du client est toujours complexe. Mais l’ambiance était très amicale, et Olivier avait l’air de nous laisser carte blanche, alors on est instinctivement parti du principe que tout serait validé. On s’est emballés, et finalement ça n’allait pas, il a fallu laisser tomber. Je saurais au moins être plus préparée pour ce genre de situations, à l’avenir.

Roue libre

Pour la fin de ce stage, je dirais qu’elle a été compliquée. Pour chacune de mes propositions, j’essayais de trouver des références, du sens dans mes expérimentations. Mais, suite à de nombreuses propositions de ma part qui n’aboutissait jamais à une validation, mon maitre de stage et moi avons fait un point. Durant celui-ci, il a pu me présenter ses « références » et « m’expliquer » se qu’on allait faire…

Références de mon maitre de stage « Affiches du Festival de vélo vintage d’Anjou, éditions 2023 »

Je lui parlais de graphisme, en utilisant mon vocabulaire « concept, principe graphique, système, identité visuelle, etc. » mais j’ai vite compris qu’on ne parlait pas le même langage. Le projet allait tomber dans un cliché et mes espoirs d’une identité visuelle efficace et attractive avec. Des gros bandeaux pas beaux, Une bonne grosse script OBLIGATOIRE pour le logo de l’événement, etc. Malgré toute mes bonnes intention pour expliquer ma démarche, en m’appuyant sur des livres, des projets de graphisme contemporains, impossible de me faire entendre. Il avait un truc en tête, une composition précise, une image précise, et moi, je deviens un exécutant.

Brouillon de l’affiche souhaité par mon maitre de stage
Ma version (Affiche_V6)

Ce stage m’a bien fait comprendre l’importance du « Sens » dans notre métier, l’importance du concept et de la réflexion. J’ai aussi pu me rendre compte que tout le monde se pense graphiste, « tu devrais changer si », « c’est pas assez gros » . Au final, le meilleur client, c’est celui qui fait confiance au prestataire qu’il emploie, mais comment travailler avec un client qui ne nous impose une vision stricte de son projet ?

Pour ce dernier article, voici mes différentes recherches et propositions dans l’ordre de conception.

Affiche_V1
Affiche_V2
Affiche_V3
Affiche_V4
Affiche_V4
Affiche_V5
Affiche_V6