Le festival s’est bien déroulé et il est temps de penser à la suite ! La poursuite des recherches pour l’affiche et la mise en place d’une nouvelle identité Une courte vidéo d’introduction du festival pour les partenaires.
Proposition d’affiche pour Les Vieilles pédales 3 – Version n°2
Suite à une réunion avec mon patron, Sébastien, j’ai pu défendre mon concept à travers la présentation de celui-ci, je me suis appuyé sur des mockups et des fanzines imprimés qui présentent affiches et flyers au format. La conclusion de ce rendez-vous a été plutôt positive, quelques changements et modifications à faire. En ressort une V2 plus colorée et agencée différemment ! Affaire à suivre…
En parallèle, je travaille sur une vidéo d’introduction, composé de vidéos basse def issues de Facebook et autres. C’est là qu’on prend conscience que si la matière est limitée, le reste le sera aussi malgré le fait que certaines astuces puissent être trouvées ! J’ai eu l’occasion d’approfondir certaines techniques de motion design et réemployé ce que je savais faire. En parallèle, je m’exerce en espérant trouver des techniques et astuces visuelles que je pourrais réexploiter au sein de mon stage. C’est en travaillant sur mes projets que je trouve des idées à mettre en place chez Les Vieilles Pédales.
Projets perso du soir, après le stage, la boxe, etc.
Après une très longue recherche de stage et de nombreuses demandes sans réponses ou sans succès, après avoir cherché de lointains contacts via la famille, les proches, les proches de proches, c’est finalement CourbevoiEvent qui a retenu mon profil.
Je les ai contacté suite à une annonce qu’ils avaient publié cherchant un assistant graphiste, et j’ai appris quelques jours après un entretien en ligne que j’étais accepté. CourbevoiEvent, c’est une société publique locale affiliée à la ville Courbevoie. Elle organise différents évènements dans différents lieux de la ville (salle de spectacle, concerts, cinéma, etc)
J’ai donc rendez-vous tous les jours (ou presque) au milieu de Courbevoie, qui tout comme Boulogne se situe à l’opposé de ma ville, Montreuil, mais en beaucoup moins pratique d’accès. J’ai pris l’habitude de commencer ma journée par une balade en Velib jusqu’à Vincennes, où je prends le RER A direction la Défense. Une fois arrivée dans le 3ème plus gros quartier d’affaires du monde et après avoir navigué parmi des milliers de jeunes entrepreneurs je prend la ligne L jusqu’à Courbevoie.
Enfin, après 10 minutes de marche dans la ville moderne et fleurie, j’arrive au centre événementiel de Courbevoie, là où tout se passe. Le mercredi je suis en télétravail, ce qui m’évite ce long chemin.
Arrivé, je rencontre l’équipe communication, composée d’Anne-Noelle la cheffe de projet et ma collègue Alexandra , présente depuis janvier. J’ai appris au fur et à mesure de la semaine que de nombreux départs avaient eu lieu la dernière saison, et que de nouvelles personnes commençaient à arriver, tout se restructure et pas mal de choses étaient mieux avant.
Par contre, il y a vraiment une super ambiance.
On m’a ensuite fait visiter le centre culturel où je travaille, ainsi que l’espace Carpeaux se situant juste à côté. Le centre et l’espace carpeaux contiennent des salles de spectacles ou de concerts, des salles de fêtes et même un cabaret. Voir toutes ces salles, puis rencontrer les équipes techniques de son, de lumière, l’administration et le service billetterie m’a plutôt impressionné.
C’est là que j’ai compris que mon travail allait être utile, car parfois visible dans des salles de plus de 1000 personnes ou sur le site de Courbevoie, et malgré une petite pression supplémentaire, j’avoue que c’est un sentiment très agréable.
Lors de ma semaine, j’ai cependant rencontré des petites déceptions.
Par exemple, il n’existe pas de graphiste à proprement parler, ni de directeur artistique. J’ai remarqué que Photoshop ou illustrator étaient peu utilisés et que beaucoup de visuels se faisaient sur InDesign, dans des fichiers pas trop organisés.
On m’a d’abord confié des missions très simples, faire des storys Instagram pour un cinéma dont on s’occupe, ou chercher des inspirations pour la présentation de la prochaine saison (chaque saison rassemble plus de 80 spectacles). J’ai du produire mes premiers visuels sur Canva, car c’est comme ça qu’ils fonctionnent pour gagner du temps sur des visuels simples et peu importants (storys).
J’avoue que le gain de temps peut au début être avantageux, mais Canva m’a très rapidement limité et surtout frustré. Maintenant que l’équipe me fait confiance, si jamais je suis amené à reproduire ce genre de visuels, je pourrais utiliser les logiciels que je veux
À la fin de la semaine, on m’a proposé de commencer un travail d’animation pour la présentation de la nouvelle saison que j’ai directement accepté. Je dois respecter le thème du floral et du mystérieux, féérique, et animer certains titres annonçant les différentes parties de la saison. Malheureusement je n’ai pas pu choisir la typo.
début de l’animationmilieu de l’animationfin de l’animation
Je vois que mon début de travail plaît, et que l’équipe me fait plus confiance. À côté de ce travail, je fais parfois des tâches plus administratives comme mettre en ligne des articles sur les films du cinéma et faire une sélection d’images.
Ce que je remarque également c’est que notre image a beaucoup trop d’identités visuelles différentes, et qu’elles ne sont parfois pas super (j’espère que personne de mon équipe tombera sur l’article). En effet Anne-Noelle, la cheffe de projet, a énormément d’idées mais parfois trop. J’ai l’impression qu’on n’arrive pas à garder une identité de base, car si j’ai bien compris, une nouvelle identité est en cours de création (mais seulement pour certains supports), et une identité totalement différente, uniquement pour la nouvelle saison vient aussi se mélanger à celles-ci. Malheureusement, je n’ai pas trop mon mot à dire sur ça, du moins pour l’instant.
Je suis satisfait de comment mon stage se déroule, j’apprends peu de choses au niveau technique, mais je découvre comment une grosse société publique d’événements fonctionne et l’ambiance du travail.
J’espère avoir de plus en plus de travail purement graphique (peut être même photographique), même si j’apprend déjà beaucoup.
Pour introduire, je suis stagiaire pour l’association chartraine qui organise le festival de vélos vintage « Les vieilles pédales », un festival avec des animations, des concerts, des courses et randos de vieux vélos ! Ce dernier aura lieu au début du stage, à savoir les 12, 13 et 14 mai.
Pour ses premières semaines de stage, du télétravail ! Au cours des journées, je reçois diverse mission, généralement, elles consistent à utiliser la matière de l’édition précédente du festival pour des supports de communications divers et variées, flyers, banderoles, faux billets de l’événement, etc.
Bâche avec le programme (80x160cm)
Le problème, c’est justement cette matière, un graphisme qui cherche non pas à parler d’un festival vintage, mais bien à être vintage. En passant notamment par une montagne d’enluminures style art nouveau, « pour décorer » et par une quantité de niveaux de texte hallucinant. Mais moi, j’ai un plan, il est prévu que pour la suite du stage (après le festival) je travaille en amont pour la 3ᵉ édition, ce que je fais déjà sur mes temps morts et mon temps libre. Je n’ai encore rien montré, mais j’attends la réunion qui me permettra d’introduire, avec quelques bouquins de graphisme et des références, ma proposition d’identité visuelle pour le festival.
Affiche de la 2ᵉ édition des Vielles pédales
Le festival Les vieilles pédales a déjà eu lieu deux fois, en ressort de nombreuses photos qui représente fidèlement l’événement. Comment exploiter cette imagerie efficacement au sein d’une identité visuelle forte qui communique sur “Un festival de vélos vintage”.
Mise en situation de ma proposition d’affiche pour la 3e éditionMa proposition d’affiche pour la 3e édition
Ici, je présente une partie de mon travail, mais l’idée pour cette identité visuelle serait de varier les visuels, pour l’affiche par exemple, on pourrait avoir d’autres version avec des photos différentes dans l’ovale central. Mon but est d’exploiter la richesse de visuelles issues des éditions précédentes afin de mettre en avant une variété, une densité. J’ai actuellement commencé à bosser sur les flyers et à chercher des idées de déclinaison.
Captures d’écran de mon plan de travail AI (Le bazar)
Dans ce projet secret, j’ai également pu retrouver mon ami InDesign pour la mise en page, car pour les documents de la 2e édition, on m’invite à utiliser plutôt à me servir de Illustrator, même pour la mise en page. (coup dur)
Mon objectif pendant ce stage, convaincre de la qualité de mon travail et du bénéfice qu’il apporterait en termes de communication. Si réussite, je pourrais décliner l’identité sur de grandes bâches, des badges, en motion et ainsi mettre un super projet sur mon portfolio !
J’ai commencé mon stage il y a une semaine dans une agence de scénographes et d’artistes qui travaillent dans le domaine de la mode et du luxe.
Ayant pu visiter les locaux avant, j’étais plutôt à l’aise pour mon premier jour. J’ai enfin pu rencontrer les personnes travaillant derrière les productions que je voyais sur leur site web et réseaux sociaux. Puisque derrière un scénographe, s’y trouve aussi une autre équipe dans laquelle j’ai pu avoir un aperçu cette semaine. Chargé de production, assistants, managers et puis entre autres, le graphiste.
L’espace de travail est dans un petit bureau à l’étage d’un entrepôt où sont disposés les articles du service de location. Car oui, en plus d’être une agence de production pour ces artistes, ils ont également une branche de location de matériel pour des shootings.
Notre bureau est assez simple, et (presque) tout se passe dedans. On a à la fois notre zone de travail avec notre PC sur les simples tables, des coups de fils qui sont faits à cette même place et parfois des réunions en tout genre. Pour ce qui est des pauses, il faut seulement enjamber la fenêtre pour arriver sur la terrasse. Très pratique.
Dans cette salle pleine de vie, j’ai pu avoir peu de contact direct avec les autres qui sont très très occupés. Et étant moi-même plongée dans mon travail, j’écoute autour. Je dirais que je suis présente par mes oreilles. Comme si j’écoutais par la porte, mais sans la porte.
Ce bureau multifonction m’a permis de rencontrer (indirectement) plusieurs set designer internationaux, en écoutant leurs histoires lors de ces réunions. Mais aussi à travers leurs appels passés ici, je peux garder le fil sur les projets de production sur lesquels ils travaillent en parallèle à nos missions de graphiste à nous. Car comme à ce que je m’attendais, les scénographes n’ont pas réellement besoin d’un graphiste pour leurs productions. Ils travaillent l’espace et ont besoin de visuels graphique seulement selon leurs idées et nécessités pour leurs sets.
Mon tuteur travaille essentiellement à distance, et de savoir que j’allais être accompagnée d’une autre stagiaire en graphisme m’a rassurée. Il nous a assignée des missions pour la semaine. Étant toutes assez différentes, une certaine flexibilité nous est demandée. Certaines étant moins créative, nous alternons au fil de la journée pour rendre ça moins redondant.
Une tâche que l’on m’a attribuée est la mise en page d’un magazine regroupant des productions de l’agence. Chaque artiste ayant son style personnel, et chaque client ayant une identité différente, mon rôle est de bien sélectionner les images à mettre en avant pour enfin faire paraître l’esprit global de World+ dans cette édition. En épluchant une partie des projets (puisqu’il y en a énormément), j’ai pu comprendre l’importance de cette étape.
Un aperçu du travail de sélection
C’est savoir bien choisir les images qui serviront à créer l’image qu’on veut montrer. En l’occurrence, une esthétique qui se rapprocherait de l’art contemporain, voir futuriste, et en donnant une grande importance à la créativité.
Quelques pages de l’édition que j’ai mise en page
Comme ils le disent si bien leur slogan [We generate Worlds], ils conçoivent des univers par leurs décors.
Pour terminer cette note, je dirais que j’ai pu découvrir plus en profondeur l’envers du décor des images de mode, et particulièrement sur les nécessités techniques pour la production d’une image qui paraît simple. Ce début d’expérience m’a également permis de me détacher de la création pure, et de donner plus d’intérêt à la façon dont selon ce que je vais mettre en avant va être perçue. En si peu de temps j’ai pu toucher à de nombreuses choses, me donnant un avant-goût de ce que me réservent ces prochains mois.
Ça y est, c’est le moment, mon premier jour de stage, j’arrive avec une petite demi-heure d’avance pour prendre mon temps, vers 9:50 je me lance et je toque, c’est Adrien (aka Adros) qui m’accueille et me fait tout de suite remarquer que chez Plastac, on arrive rarement à l’heure, on est même plutôt en retard d’habitude… Après un petit tour du studio, une stagiaire arrive, c’est Laurine, une étudiante en DSAA à Eugénie Cotton.
La dernière arrivée, c’est Fanny (Romain, lui n’étant pas cette semaine). Pour nous mettre dans le bain avec Laurine, Fanny nous fait un tour des projets et nous présente son panneau…
Panneau des projets en cours de gauche à droite identité visuelle, signalétique, motion, édition
Les projets de gauche sont de l’identité visuelle, au milieu la signalétique (le gros du studio) le motion et l’édition tout à droite (ouai… ça se bouscule pas trop en ce moment…)
Après tout ça, on commence quand même à travailler et on fait un brief tout ensemble sur “Métro ! ». En gros, c’est une expo en novembre à la cité de l’architecture sur le métro parisien et le grand paris express.
Comme tous les projets de signalétique, on n’est pas tout seul. Adrien m’explique que sur ce genre de projets, il y a les graphistes (Studio Plastac) les archis/scénographes (Rebeyrol) et la lumière (Studio 10-30) et ça, c’est un gros bazar…
Ils nous expliquent leur mode de fonctionnement et l’outil qu’ils utilisent (Dropbox) un truc génial pour bosser en équipe. Mais quand je me connecte, c’est l’hécatombe ! Des dossiers dans tous les sens, pas rangé, nommés ou archivés, un vrai micmac. Et quand j’ouvre un projet, c’est pire ! Le studio fonctionne à la manière des archis, les étapes de projets ont des noms différents et c’est encore plus compliqué pour s’y retrouver au départ.
Dropbox Studio Plastac
À comprendre aussi, surtout qu’il y a des acronymes partout, je me fais donc un petit lexique non exhaustif des mots que je découvre.
APS – Avant Projet Sommaire
APD – Avant Projet Définitif
DCE – Dossier Consultation d’Entreprise – une estimation du budget (très souvent dépassé) (ps : pour l’expo Métro de 40 000 euros quand même :/)
DPGF – Décomposition du Prix Global Forfaitaire – le budget cette fois-ci bien revu à la baisse
On m’a lancé sur l’Archipel nord à la fin de l’expo métro, un mur de 58 m qui retrace les transformations des gares parisiennes. J’ai rapidement fait état de plusieurs problèmes dans les taches qu’on m’a données, le premier le travail au 1/10eet oui impossible de créer un fichier de 60m de long, il faut donc passer par des échelles et ça, c’est vraiment compliqué surtout que les archis eux changent tout le temps d’échelle (1/150e, 1/250e, 1/50e) avec leur logiciel, mais ne le disent pas donc il faut faire des maths pour ajuster les élévations et ne pas se retrouver avec une image à 253,452% et se tromper ! Le deuxième fait suite à ce problème d’échelle, le piège des logiciels et oui, même en utilisant une échelle au 1/10e, faire un fichier InDesign de 581 cm est impossible puisque le maximum proposé par Adobe est de 548,54 cm. Je croyais avoir réussi en trichant un peu avec les pages pour arriver à mes dimensions, mais au moment de l’export InDesign coupe mon PDF à 548,54 cm et casse tout mon travail. 🙁
Tous ces petits problèmes me donnent du fil à retordre, mais j’apprends plein de choses et je suis force de proposition auprès d’Adrien et Fanny. Je pourrais encore écrire 10 pages de tout ce que j’ai vu, appris et découvert pendant cette première semaine de stage, mais j’en garde un peu sous le coude pour les prochaines fois…
Cela fait maintenant plusieurs semaines que je suis dans l’équipe de La Nuit du handicap, et comment dire… C’est beaucoup plus calme maintenant que l’on se rapproche de l’événement. Le rythme est plus léger et ça fait du bien, la fatigue commençait à se faire sérieusement sentir…
Moi le matin en arrivant :’)
Nous sommes à une semaine de l’événement et j’ai reçu mes affectations pour la journée. Je serai donc à Boulogne chargée des éléments graphiques, de la préparation des vidéos et des images pour alimenter les réseaux sociaux tout au long de la journée. Autant dire que je vais avoir beaucoup de travail et l’équipe de la Ville est très exigeante… (aussi sur le plan vestimentaire car il y a un “SUPER” :’( thème imposé).
J’ai de gros doutes …
J’ai un peu la pression car ce sont de nouvelles personnes avec qui je vais travailler (plus en profondeur) et c’est une mission de taille. Cependant je sais que je ne serai pas seule et que le cadre restera bienveillant.
DURE DURE de trouver un compromis et d’être efficace…
En ce qui concerne mes dernières missions, J’ai souvent eu l’impression de me faire mener en bateau par les mairies et les services comm des différentes villes.
EXEMPLE D’UNE JOURNÉE « PERDUE » :
“Après avoir envoyé une première version d’un flyer en début de journée, j’ai eu 8 appels téléphoniques avec une mairie pour changer la couleur d’un cercle, ils me l’ont fait changer 8 FOIS…
Pour finalement m’appeler à 20h et me dire :
“on préférait votre première version de ce matin, on aurait dû vous écouter :’(“
ALLER ÇA PART ! Dans ce genre de moment j’ai surtout l’impression qu’on me prend pour une machine et qu’on ne fait pas assez confiance à mes compétences. (Heureusement que cela ne concerne que 3 villes sur les 30 et que les autres m’ont donné leur totale confiance pour leurs visuels).
RETROPLANNING :
*Les dernières villes ont fini de valider les affiches, les programmes, les flyers et les templates/invitations.. HIER soit 8 jours avant l’événement. Ce qui rend les délais un peu tendus pour les imprimer, les distribuer et les envoyer à l’autre bout de la France.*
Carte de France très approximative :’)
Mais heureusement, j’ai aussi de nouvelles missions et de nouvelles occupations maintenant que la pression de l’événement est redescendue. On vient souvent toquer à ma porte pour me demander des Tips ou des conseils sur certains visuels, de faire quelques retouches ou quelques éléments graphiques par-ci par-là. J’ai l’impression d’être utile et d’étre légitime de donner mon avis, c‘est agréable de prendre confiance.
(Bon même si des fois j’ai l’impression d’être magicienne à les entendre)
Ce stage m’apporte vraiment un cadre bienveillant et propice pour évoluer sur le plan du social et sur mon travail. J’arrive à OSER et m’IMPOSER, ce qui change de mes anciennes habitudes. J’arrive à dire quand quelque chose (une idée bien kitsch… CHUT) me rend perplexe pour trouver un compromis visuel qui rend un peu plus professionnel et qui convient à l’unanimité.
Sur le plan personnel, je me sens bien et mieux, maintenant que je connais tout le monde, mes angoisses se sont presque toutes envolées et derrière moi. J’ai un peu customisé mon bureau et HEUREUSEMENT la plante est toujours en vie ! (Je soupçonne Agnès de s’en occuper quand je pars le soir :’)).
Enfin je vais aussi enfin commencer des tâches plus créatives et moins factuelles, j’ai toute une charte et un guide de communication à créer et aussi un flyer évolutif. Ça va faire du bien de pouvoir être libre dans son processus créatif et de partir de ses propres idées. De partir sur une nouvelle lancée pour l’édition 2023 !
Il est 9h15, je suis hyper en avance… (*Trop ? – C’est sûr.. – Ça commence mal – Comment on rentre déjà ?*)
(*Aller on répète sa phrase.. « Bonjour, je suis Amandine Courbot, la nouvelle stagiaire en graphisme… »*)
J’arrive devant la porte, elle est bloquée..
Je réussis à l’ouvrir tant bien que mal au bout de 10 minutes.
(*Heureusement que j’ai pris de l’avance finalement…*)
À peine arrivée, on m’annonce que je travaille au 3e étages. ET je n’ai jamais vu des escaliers aussi longs de ma vie.
(*Au moins je vais faire du sport*)
Après la montée de l’extrême, je rencontre à nouveau Armelle que j’avais seulement vue lors de mon entretien.
(*LA PRESSION redescend*)
Armelle me présente à l’équipe des autres associations et me dit :
« Eh bien tu vois la salle derrière toi ? C’est ton bureau..
( *WOW*)
– Tu fais ce que tu veux dedans.. Mais ATTENTION, il va falloir t’occuper de la plante, c’est ta PLUS GRANDE RESPONSABILITÉ ! »
(*Ok, elle est hyper sérieuse quand elle dit ça, je n’ai pas la main verte par contre…*)
Mon super bureau 🙂
Après m’être installée, Armelle m’annonce que je vais rencontrer tout le personnel des différentes associations.
*PRESSION MAXIMUM*
En réalité tout le monde est très accueillant et j’ai eu une super pizza d’accueil pour le déjeuner, soi-disant un rituel quand quelqu’un arrive dans la maison !
Maintenant si on se penche davantage sur le travail, il y a beaucoup à faire. Je travaille pour l’association La Nuit du handicap, et l’événement qui en découle. C’est le 11 juin, dans 29 villes en France donc il y a pas mal de boulot.
Mes missions principales sont :
Préparer et gérer les impressions des 29 affiches, des 29 programme, des 29 flyers de l’événement
Aider à la préparation des fichiers pour intégration web
Les 3 premières sont assez frustrantes, je n’ai pas beaucoup la main sur les visuels car ils ont été établis avant mon arrivée, mais je peux essayer de bidouiller comme je peux certaines choses.
Créer une charte graphique et d’aide à la communication pour l’association
Faire évoluer les visuels pour le futur
Chercher de l’inspi 🙂 pour plus tard
Première étape : les supports de comm, la préparation des visuels pour intégration dans le site web et prendre contact avec toutes les villes. Pour les affiches c’est simple, je les construit en revoyant la grille et en harmonisant un peu le tout. Le point le plus important étant de rentrer les infos concernant, lieux, dates, programmes et horaires…
C’est un peu rébarbatif…
Je n’ai jamais été autant au téléphone de toute ma vie, les villes sont très pressées et à la fois pas du tout pour me faire des retours.
*Mon angoisse concernant les coups de fil s’est envolée*
Être en contact avec les responsables des différentes villes, c’est un atout mais aussi la voie de la discorde pour créer une unité qui plaît à tout le monde. (Autrement dit c’est le BORDEL TOTAL)
Je commence à 9h30…
Je représente l’équipe de coordination Nationale dans les réunions et les Mairies, autant dire qu’il faut savoir ce qu’on veut. Je dois être confiante.
*C’est un peu compliqué*
L’événement arrive assez rapidement et il y a beaucoup à gérer, mais j’ai hâte de pouvoir créer des visuels par la suite. L’organisation est primordiale pour réussir à être à jour sur tout. Je réalise que la création graphique se place souvent à la toute fin d’un projet, quitte à réduire considérablement les deadlines, il faut être au taquet TOUT LE TEMPS.
Coup de <3
J’ai rencontré Agnès 1 semaine après mon arrivée.
++ Elle m’offre tous les jours des chocolats, 3 fois par jour minimum, selon elle ça permet de mieux travailler et il faut faire des découvertes
– – Le chocolat noir au piment d’Espelette et au café *oui les deux en même temps* n’est clairement pas ma meilleure expérience gustative
Après 4 heures de train, 20 minutes de voiture, 30 minutes de bus et 4 minutes à pied, me voilà dans les rues hautes, colorées et délavées du vieux Toulon. La sinueuse rue des arts, vide hormis les patrons fatigués de bar qui sortent leurs chaises et leurs tables, s’étend loin, s’étend haut, se resserre sur moi, m’étouffe dans le stress de l’attente du début du stage. Arrivée 30 minutes en avance –au cas où un extraterrestre décidait de m’enlever entretemps sûrement– j’attends en bouquinant. C’est tout de même sympa de tourner la tête, et de voir la mer ! Les nuages sont même venu m’accueillir, et étaient tellement émus qu’ils en ont pleuré.
Les nombreuses rues adjacentes à la rue des arts
Bon sur celle-là il fait beau parce que c’est quand même plus joli
Enfin, 10h arrive, je prends mon courage à deux mains, et je rentre dans la boutique. « -Bonjour Marion ! » me lance une dame que je ne connais pas.
Je rencontre donc Fabien, calligraphe et directeur de la petite boutique Callifabe, et Béatriz, sa femme qui s’occupe de l’administration. Après avoir appris comment se fait le ménage (parce que je reste une stagiaire), ils m’expliquent quelles seront mes missions ici, à quoi je dois servir, ce qu’ils espèrent m’apprendre. Toute l’organisation se fait sur Trello, un site qui permet de faire des listes (en gros), on partage tous le même Drive. J’apprends aussi que je rencontrerai bientôt Camille et Cyril, deux alternants en communication. Cool, des alliés pour cette grande mission qu’est l’image de la boutique !
Fabien m’explique qu’ici, tout le monde est cash, et qu’il faut accepter l’échec pour avancer. Heureusement, faire face à des critiques franches, on sait faire maintenant…
Je dois aussi être claire et communiquer sur tous mes problèmes, mais surtout toujours arriver avec une solution. Ici, chacun gère ses problèmes, sinon on ne s’en sort pas. J’ai la liberté de dire ce que je voudrais faire, ce que j’apprécie ou pas, car de toute façon il y a du travail à faire sur tous les plans ! Autant sur l’identité visuelle, que sur le site, les supports imprimés, la vidéo… Chouette ! Tout un terrain de jeu pour une graphiste en herbe. Ils sont d’ailleurs assez étonnés que je n’en fume pas… Les clichés du milieu, j’imagine.
Alors je suis lancée sur mes missions principales. Je dois d’abord créer un template PowerPoint de style médiéval. Intérieurement, je soupire… J’ai toujours beaucoup de mal avec la mise en page de dossier. Mais ne pas baisser les bras, c’est un prétexte pour s’améliorer après tout ! Et au final, même si je ne suis pas complètement satisfaite du résultat, lui l’est. Donc tant mieux !
Deuxième mission, créer des bannières pour promouvoir une incroyable réduction de 57 % sur toute la gamme de Posca de la boutique !! Il faut respecter les habitudes de l’équipe communication, qui sont assez strictes… Le résultat est donc assez classique et peu créatif, mais ça fait aussi partie du métier.
Enfin, troisième mission, et la plus importante: créer l’introduction de ses vidéos YouTube, dans lesquelles il explique comment faire de la calligraphie. Je dois m’emparer des quelques éléments qui composent son identité visuelle, et créer une animation forte, que les gens retiennent… Pas si facile que ça !
Après deux semaines, je me rends compte que je me suis un peu perdue dans ce projet. Etre à l’école, avec la classe et les profs, cela nous oblige à travailler, avancer, et nous aide à structurer notre progression et à trouver de la motivation. Mais ayant retrouvé une vieille ennemie, la timidité, je me retrouve incapable de sortir de ma petite bulle, et je passe des journées en silence, à créer sans trop savoir où aller. Ce n’est vraiment pas évident de créer ses propres consignes, de s’organiser et de se motiver !
Je dois à présent me reprendre en main, me forcer à m’organiser pour le projet, car dès que le concept de l’animation sera validé, je sais que je m’éclaterai à le réaliser ! C’est toujours la première partie la plus difficile.
Test de visuels – paysages d’encre
En parallèle, Fabien m’octroie le droit d’assister à certains cours de calligraphie, qui sont de vrais moments de plaisir. J’ai appris et j’apprends plein de choses, et cela m’offre un nouvel outil de création, même pour mes futurs projets ! Nous avons également fait une journée de création de marque-pages, égayée par la présence de la fille de 5 ans (et demi !) de Fabien. Pour une fois dans cette boutique, il y avait des rires, de la musique et de la convivialité !
Je me pose beaucoup de questions qui trouveront sûrement leurs réponses au fur et à mesure du stage. Pour l’instant, je n’arrive pas vraiment à la création d’objets graphiques… Est-ce à cause de l’environnement, de la solitude et de la timidité, de la non-présence de graphistes autour de moi, de la fatigue, du stress ? Comment m’améliorer ? Pour l’instant, ces questions restent sans réponse claire…
Avant de commencer mon stage, j’avais beaucoup d’appréhension ; stressé par l’inconnu, je me posais beaucoup de questions : Comment cela va-t-il se passer ? Que va-t-on penser de mon travail ? Serais-je à la hauteur ? Après un peu moins d’une heure de transport, — mon Transilien habituel, deux RER et quelques minutes de marche, — j’arrive devant la grille du collectif, j’appelle, on m’ouvre, et me voici arrivé pour 3 mois de stage dans le collectif Figures Libres ! Ambiance familiale, détendue, comme à la maison : « Tu veux du café, du thé ? » Après une présentation rapide des membres, — ils sont cinq, Maud et Sandrine, les deux DA/graphistes, Chloé, la DA junior et graphiste, Ouidad, la développeuse et graphiste, et Bachir, le développeur et graphiste exilé au Havre —, Maud m’installe mon espace de travail et m’explique qu’ils travaillent sous Linux et utilisent uniquement des logiciels libres : au revoir l’écosystème Adobe, Microsoft, Apple et tutti quanti !
Mes premiers véritables pas dans l’univers du libre…
Avant même d’allumer mon ordinateur sous Linux, je m’imagine une interface compliquée, ou pour faire la moindre action, il faut écrire des lignes de commandes dans une console à l’interface basique : du texte blanc sur fond noir. En démarrant l’ordinateur, je ne suis pas déçu, je retrouve effectivement cette interface que je redoutais le plus !
Mais ouf, me voilà rassuré ! Je retrouve ensuite mes repères, en ouvrant ma session, avec l’apparition de l’interface habituelle du bureau.
Maud me présente les nouveaux logiciels que je vais utiliser pendant ces 3 mois : Gimp à la place de Photoshop, Inkscape, une alternative à Illustrator, et Scribus, un logiciel rempli de bugs qui remplace Indesign.
Ensemble de mots auxquels je suis confronté quotidiennement
Je découvre aussi une organisation du collectif, notamment dans les dossiers, similaire à celle établie dans le cadre du DNMADE. En effet, ils utilisent aussi le principe du dossier partagé, avec la solution proposée par Nextcloud, où les fichiers sont hébergés sur le serveur OVH de leur site web, permettant ainsi de les mettre en commun avec l’ensemble des membres du collectif.
Mes premières tâches, mes premiers constats…
Durant ces premières semaines, j’ai pu travailler sur trois projets différents : la conception d’une affiche, la maquette de mailing et l’application d’une charte graphique, la création d’une identité visuelle. Les temps passés sur chacun d’eux étaient très différents de ceux passés sur mes projets de DNMADE. En effet, cela varie selon les délais fixés par le client ainsi que ses attentes et son budget. La participation de tous les membres du collectif sur les projets permet aussi d’avancer plus vite : en à peine une journée, on arrive à proposer au client plusieurs pistes, souvent cinq, au-delà de la demande. J’ai, par exemple, pu travailler sur la phase des premières expérimentations pour l’affiche de la Journée Internationale contre la peine de mort. J’ai remarqué que les temps passés sur les différentes étapes du processus de réflexion étaient très courts, tandis que les étapes d’expérimentations étaient beaucoup plus longues, en comparaison à mes projets de DNMADE. En effet, en à peine une journée et demie j’avais réalisé l’expérimentation de ma piste !
Première expérimentation d’affiche envoyée au client, avec une composition très brute, sans calage du texte
Cette première tâche, réalisée en très peu de temps, contraste avec une seconde mission plus longue, qui était de réaliser une piste d’expérimentation pour la refonte de l’identité visuelle de l’association 100 Chances 100 Emplois. Ce travail s’étale sur environ une semaine et il n’est pas fini. J’ai également pu constater que la phase de tests dans Inkscape était l’étape où j’ai passé le plus de temps sur celui-ci, me permettant de questionner mes expérimentations. Le fait d’être sur plusieurs projets en parallèle, permet de mettre de côté mon travail pendant une demi-journée voire un jour complet, et ainsi faire émerger de nouvelles idées avec un regard neuf.
Premiers tests de choix de couleurs du logo
Test de déclinaison du logo sur une couverture
Ces premiers temps de stage m’ont donc permis de découvrir une nouvelle façon de travailler, un nouveau rythme. En effet, dès le début des projets, les membres du collectif passent beaucoup moins de temps sur la recherche de références, de concepts ou sur la réalisation d’une carte-mentale, mais adoptent d’emblée une approche expérimentale ; puis vient très vite la phase de tests de nos premières idées. Je trouve cette approche assez intéressante, car elle accorde plus de temps à l’expérimentation et permet de faire émerger d’autres idées plus facilement.
Le stage est l’opportunité idéale pour mettre en application nos compétences et savoirs-faire dans un contexte différent du système scolaire. Il permet également d’échanger avec des professionnels sur nos productions. Chez Habile, ma collègue c’est Laure. On se connait donc, aussi bien personnellement que professionnellement. Nous travaillons en binôme entre autres sur la création de supports de communication pour le lieu qui va ouvrir ses portes début juin. (Habile, c’est une boutique multifonctions : vêtements, restaurant, cave et épicerie).
Cela fait donc maintenant deux semaines que nous allons travailler dans un endroit autre que la salle de classe ou la maison. Dès le début, nous avons été mises à l’aise, ce qui a été pour nous un soulagement et un poids en moins. Camille, notre tutrice, est directrice artistique et a co-créé Habile, avec son mari chef-cuisinier, Éric. L’environnement dans lequel nous sommes est chaleureux, familial et propice au dialogue. Les choses sont d’autant plus faciles et agréables puisque ce qui nous est demandé de réaliser est dans la lignée de nos références artistiques.
Le plus important dans notre travail c’est la communication : aussi bien visuelle que verbale. Avec Laure, nous avons l’habitude de travailler ensemble, se conseiller et rebondir sur les expérimentations de chacune. On s’apporte mutuellement en nous nous nourrissant de nos échanges. Par ailleurs, Camille est à l’écoute sur les idées qu’on lui propose. Elle est ouverte au dialogue et bienveillante dans ces propos. Ce contexte favorable au partage nous permet donc de prendre confiance en nous et aussi d’être force de proposition. Le stage nous incite aussi à présenter nos idées à des personnes extérieurs au design graphique, qui n’y connaissent rien. C’est un bon exercice puisque ce que l’on crée derrière nos ordinateurs, ce n’est pas pour nous mais destiné aux autres. Aussi, il faut réussir à prendre de la distance sur notre travail.
Puis, pendant une semaine, Laure a été en télétravail. J’étais donc seule à travailler en présentiel sur les taches qui nous ont été confiées. La différence c’est de suite ressentie : manque de productivité, ralentissement et procrastination. Les discussions par écran interposé rendent l’avancée du travail beaucoup plus difficile, voir même la ralentisse. Il n’y a plus cette instantanéité de l’échange. L’ordinateur devient une barrière alors qu’en temps normal il est un allié dans notre travail. De plus, j’avais du mal à rester concentrée sur une seule tache, il fallait échanger continuellement avec Laure sur nos avancées. Malgré tout, cette expérience nous a permis d’acquérir davantage d’autonomie.