Durant cette période de stage, l’un des aspects du monde du travail qui m’a marqué est la communication par mail. Certes, nous étions en confinement et donc en télétravail, par conséquent, échanger avec les membres du service par mail était inévitable. Cependant, j’ai été surprise de la quantité de mails reçu, des délais de réponse obtenus.
Dès le premier jour, en ouvrant ma messagerie, j’avais plus d’une dizaine de mails, dont 95% ne me concernaient pas, et cela s’est poursuivi tout au long des trois mois. Selon moi, la communication par mail peut être une méthode très utile mais à la fois une énorme perte de temps, car ce n’est pas une messagerie instantanée mais la majorité a tendance à utiliser cet outil comme si c’était le cas.
Je pense que lorsque le destinataire a besoin de réfléchir à sa réponse, a besoin de temps, lorsque la réponse ne peut pas être immédiate ou lorsque l’on veut échanger sur un support précis et donc envoyer des pièces-jointes, communiquer par mail est une bonne solution.
Mais d’après ce que j’ai pu observer durant ces trois mois, il y a je pense, une mauvaise utilisation et gestion de cet outil. Pour une petite question à laquelle la personne concernée pourrait répondre rapidement au téléphone, la plupart des personnes ont tendance à instinctivement et naturellement se tourner vers les mails. De ce fait, on se retrouve à échanger des dizaines de messages, à ne pas se comprendre car l’écrit n’est pas toujours aussi évident que l’oral, à poser plusieurs fois les mêmes questions, à attendre, à avoir des réponses qui ne sont pas celles auxquelles ont s’attendaient… Tout ça pour une petite question à laquelle on aurait pu avoir une réponse en 2 minutes au téléphone. Mais cette méthode de communication est tellement ancrée dans le monde du travail que l’on a délaissé le fait de se parler de vive voix. Au-delà de nous faire perdre du temps et donc de l’efficacité, ce n’est selon moi, pas le seul problème que posent les mails. À cause d’eux, on en oublie également la déconnexion.
Durant mon stage, que ce soit en commençant le matin ou en démarrant une nouvelle semaine, je regardais toujours les heures auxquelles on m’avait envoyé des mails, et j’ai pu remarquer que beaucoup de personnes ne déconnectent plus, sont tellement submergées par la quantité de travail qu’elles ne s’arrêtent plus. 21h53, 22h47, 00h47, 00h54, 01h08, 02h16 : voici des heures auxquelles j’ai pu recevoir des mails, et même le dimanche. S’ils n’existaient pas, et que l’on fonctionnait seulement par téléphone, personne ne se permettrait d’appeler un collègue à des heures si tardives…Mais avec les mails, on peut se le permettre. Ce système devient alors un cercle vicieux duquel on ne décroche plus et je pense que ce n’est pas une bonne chose pour notre santé mentale, le corps a besoin de décrocher, de couper complètement du travail et de ne pas y penser constamment.
Pour en revenir au fait de recevoir une quantité conséquente de mails et pour donner un exemple précis : lors d’un appel sur Teams, ma tutrice, la directrice du service communication, nous a fait un partage d’écran, et j’ai pu apercevoir sur sa messagerie, plus de 2000 mails non-lus ainsi que 60 brouillons. Ces chiffres m’ont réellement marqué. Comment peut-on travailler avec l’esprit léger et serein lorsque l’on a autant de mails à traiter ? Cette problématique est totalement liée au sujet abordé précédemment puisqu’il participe tout à fait au fait de ne plus réussir à décrocher du travail.
La mauvaise utilisation de cet outil dans le monde du travail est un engrenage, on reçoit une quantité beaucoup trop importante de mails dont un certain pourcentage ne nous concerne pas, on priorise et on en fini par délaisser des mails auxquels on répondra avec des semaines de retard, le stresse nous envahit car c’est une pollution visuelle, on ne décroche plus de sa messagerie car c’est une boucle infinie.
Les Notes d’étonnement : mode d’emploi
DNMADE 2 — stage professionnalisant
Les Notes d’étonnement, définition et mode d’emploi
Objectif
Mener une démarche réflexive à partir de l’expérience vécue en stage.
Et pour cela, dépasser la description et proposer une analyse, des problématiques
Le rapport de stage, de niveau BTS, propose un description de l’entreprise, des missions effectuées en stage.
Autre type de rapport, le « rapport d’étonnement » est outil de management des entreprises pour évaluer les nouvelles recrues au sein d’une entreprise, tirer parti de son regard neuf pour trouver de nouvelles idées pour l’entreprise.
Les Notes d’étonnement ne sont ni l’un ni l’autre. Elles ont pour but de vous aider à adopter une posture critique et d’analyse. L’étonnement, pour Aristote, c’est ce qui pousse à la pensée philosophique. Dans Métaphysique, il écrit :
« Ce fut l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, ce furent les difficultés les plus apparentes qui les frappèrent, puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils cherchèrent à résoudre des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des Étoiles, enfin la genèse de l’Univers. »
L’étonnement provient de l’observation d’un objet d’étude en particulier, et pousse à la réflexion. Les Notes d’étonnement constitueront la réflexion que vous proposerez à partir d’objets d’étude issus de votre expérience de stage.

1- Tenir un carnet de bord de votre stage…
… pour y prendre des notes à tout moment. Au départ tout ce qui vous surprend, ce que vous apprenez, les échanges que vous avez avec vos collaborateurs…
2- Adopter un recul critique
Puis prenez du recul sur ces notes et essayez de trouver ce qui vous semble être un noeud de réflexion intéressant, un noeud problématique.
- Quelles objets d’étude vous intéressent dans votre expérience de stage de la semaine ? Cela peut venir des projets sur lesquels vous avez travaillé, les discussions que vous avez eues avec votre tuteur…
- Qu’avez-vous observé par rapport à ces objets d’étude ? Qu’est ce qui vous a étonnés, marqués ?
- Quelles questions peut-on se poser ? Avez-vous un début de réponse ?
Ces objets d’étude peuvent vous permettre de réfléchir aux notions suivantes, données à titre d’exemples :
- collaboratif
- dialogue
- technique
- veille
- compétence
- créativité
- savoir-être
- ressources techniques
- télétravail
- autonomie
- identité professionnelle
- budget
- temporalité de projet
- …
3- Mise en forme
- Ces Notes d’étonnement prendront une forme écrite, éventuellement accompagnée d’images pour illustrer le propos. 3000 signes environ.
- D’autres formes libres peuvent venir en complément : vidéo, mind-map, scénarisation en dessins, fichiers audio…
4- Type et rythme de publication
Toutes vos Notes seront publiées sur un site WordPress de la section. Vous en réaliserez 3 sur toute la période de votre stage.