Créer ou exécuter ?

Au début du stage, il fallait dire que je ne m’attendais à rien.

Lors de notre première rencontre avec Claire, j’ai été tout de suite convaincu quand elle nous a demandé : « quelles compétences voulez-vous approfondir dans votre pratique du graphisme ? » Elle nous a ensuite attribué, à Maxime et moi, des tâches en lien avec nos envies et ce qu’on aurait aimé découvrir.

1er jour : Claire nous explique « Turrim » et ce qu’on va faire.

J’avais vraiment eu l’impression d’être dans un dialogue, un échange, où on prend le temps. C’était assez surprenant, mais aussi très agréable. Je me suis demandé si c’était comme ça partout, dans les grosses boîtes surtout, mais j’en doute…

Il y avait aussi ce truc d’échange lors de mon premier stage chez Pickup, mais je me sentais beaucoup plus limité car j’étais assez intimidé. Ici, Claire travaille seule, donc je ressentais beaucoup moins de pression.

Et quand je parle de pression, je parle de pression sociale. C’est très important dans un environnement de travail. Au début, j’avais tendance à faire ce que Claire me demandait sans trop réfléchir, de peur qu’elle n’apprécie pas mon travail. Et puis à un moment, je me suis dit que je pouvais aussi proposer des idées. Parce qu’avec le temps, en discutant avec elle, je me sentais plus à l’aise. Ça me permettait de m’amuser davantage créativement, et je ne pense pas que Claire voudrait travailler avec de simples exécutants.

Maxime et moi au co-working, on est souvent en autonomie. (mais on est quand même très accompagnés !)

Malgré ça, on reste souvent très cantonné à ce qu’elle veut. Claire a des idées très précises en tête, et la communication est essentielle. C’est parfois compliqué de comprendre exactement ce qu’elle recherche, d’autant qu’elle fait elle-même ses choix au fur et à mesure du projet. On passe donc de version en version, jusqu’à arriver à quelque chose qui lui convienne. C’est assez difficile car je ne sais jamais vraiment quand un projet est terminé, puisqu’on n’a pas forcément les mêmes « goûts ». Je n’ai pas vraiment l’impression de créer, à vrai dire.

Toutes mes productions depuis le début du stage.

Et pourtant, c’est une organisation assez flexible et détendue, puisque l’entreprise n’en est qu’à ses débuts et travaille dans un domaine lié à l’enfance.

Ce qui me fait me demander : plus tard, quand j’aurai un travail et des clients, est-ce que ce sera aussi comme ça ?

Auteur/autrice : yiru

>:O !AGAGAGAGA!